"C'est la plus belle de toutes"

Jacques Borlée en a vu de toutes les couleurs à Amsterdam. Hier soir, c'est une immense joie et un énorme soulagement qui l'habitaient.

D. Le.

Que vous dites-vous après ce sacre?

Que l'on revient de l'enfer. Il fallait remobiliser le groupe, qui était touché moralement. On s'y est mis tous ensemble, avec les autres membres du staff que je ne peux que remercier. Il y avait des doutes, logique. Mais, au fond de moi, je voulais y croire. Tout entraîneur vise la marche la plus haute. On partait de très loin. Ce que les gars ont fait est dingue.

Quelle a été la clé de ce succès?

Jonathan. Il y a quelques jours, il était au fond du trou et personne ne comprenait pourquoi il ne parvenait pas à courir plus vite. En deux courses avec le relais, il a rebondi. Ce qu'il a fait en finale fut primordial. Je lui avais demandé de rester calme et d'accélérer dans la dernière ligne (NDLR: ce qui est son point faible ces derniers temps). Tous m'ont regardé incrédules. Mais il l'a fait et a poussé sur la bonne pédale à la fin de son passage. Sans lui aux JO, on aurait été franchement mal.

Ces JO, vous y arriverez justementen tant que champions d'Europe…

C'est fabuleux. Ce succès nous apporte la légèreté dont nous avions besoin. Depuis la blessure de Dylan juste avant la finale du 4x400m aux Mondiaux de Pékin, j'avais l'impression que ça ne tournait plus rond. Si je croyais en Dieu, je vous dirais qu'un petit miracle s'est produit ici. Disons qu'on a eu le petit coup de pouce qu'il fallait.

Où situez-vous ce titre européenpar rapport aux deux précédents?

Vu l'état dans lequel le groupe se trouvait il y a deux, trois jours, c'est le plus beau.

Nos lecteurs ont lu ensuite

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...