Un budget de crise qui assume
Dans un contexte peu engageant, le budget 2012 s'efforce de préserver l'essentiel et d'assurer la continuité des investissements.
- Publié le 02-02-2012 à 07h00

Un niveau de taxation inchangé, une dette qui reste sous contrôle, des investissements qui s'inscrivent dans la continuité: la présentation du budget 2012 de la commune de Rumes n'a pas donné lieu à de surprises du chef. Avec sa maîtrise des chiffres, l'expérience d'une mandature et son sens inné de la pédagogie, Michel Casterman a procédé à une présentation aussi sobre qu'efficace des grandes tendances qui guident la destinée financière de l'entité.
Ce qui n'a pas désarmé Bernard Deligne pour autant. Le porte-parole de l'opposition PS a notamment mis le doigt sur quelques chiffres "qui interpellent", n'obtenant parfois pour seule réponse qu'un "il fallait bien faire une estimation" qui laisse quelque peu songeur sur le sens exact à attribuer à l'exercice.
880€ par contribuable
Comme il l'avait clairement annoncé lors de notre "table ronde" (nos éditions du mercredi 25 janvier), Michel Casterman a présenté un budget sous le signe du "langage de la vérité" et le grand argentier d'expliciter quelques éléments: "Dans un contexte global extrêmement mouvant, nous nous efforçons de maintenir la dette dans des normes supportables, tout en assurant des investissements indispensables au bon fonctionnement de la commune (par exemple en renouvelant le matériel informatique) et au bien-être de la population".
Le service ordinaire se solde par un boni global de 906 000€. Au niveau des recettes, l'attention est traditionnellement retenue par les taxes et impôts. L'IPP reste fixé à 8% (inchangé depuis six ans), ce qui signifie qu'en moyenne chaque contribuable "paie" 880€ pour assurer le bon fonctionnement de sa commune. Cet impôt rapportera 47 000€ de plus en 2012.
Pas de changement non plus du côté du précompte immobilier (2750), avec une progression prévue de 39 000€.
Principal employeur de l'entité
Au rayon des dépenses ordinaires (4,6 millions), la grosse part (40%) vient des frais de personnel, en augmentation de 17 000€. La commune emploie 39 personnes (35,3 ETP). Les frais de fonctionnement enregistrent une hausse de 19 000€, dont 13 000€ rien que pour l'organisation des élections communales !
Le troisième gros poste tient aux transferts: vers le CPAS (510 558€, +2,2%), vers la zone de police (447 000€, soit +7,63%), pour le service incendie (265 000€, soit 52€par habitant), "Où règne le flou artistique le plus complet", selon Michel Casterman.
Le service extraordinaire (investissements, travaux,etc.) présente un boni global de 644 000€. La construction de la crèche sur le site Florent et l'aménagement de logements (cures de La Glanerie, de Rumes, rue A. Moulin) représentent les principaux projets appelés à passer au statut de chantier durant cette année. Le centre multisports et l'aménagement du terrain Chevalier (500 000€ prévus pour la voirie, mais aussi construction d'un pôle culturel avec la bibliothèque et une Maison de la ruralité) feront l'objet de toutes les attentions mais avec des débuts de concrétisation pour les années futures. Bref, il s'agira surtout de préparer le terrain (au propre comme au figuré) pour la prochaine équipe.
Le budget du CPAS a aussi été examiné et voté à l'unanimité des conseillers. Il sera présenté dans nos prochaines éditions.¦
