Le pourquoi de la claque de Vivre Pepinster aux élections communales ? "Rejet du PS, héritage local, choix de tête de liste"
Une défaite multifactorielle pour Vivre Pepinster, expliquent les deux élus, Alain Whydooghe et Nadia Loukia.

- Publié le 15-10-2024 à 16h00

Le groupe politique Vivre Pepinster a essuyé un revers lors des élections communales, perdant deux sièges au conseil, passant de 4 à 2 élus. Pour Nadia Loukia, élue et présidente de l'USC – elle était 6e sur la liste –, ce résultat est "une claque" qui révèle "des erreurs stratégiques", notamment "le choix risqué" de la tête de liste. "On le voit dans les résultats, la cote, ce sont des figures jeunes et féminines".
Nadia Loukia avait d'ailleurs candidaté pour être la tête de liste mais n'a pas été choisie en interne, au profit d'Alain Wydooghe. "De manière plus générale, on paye le prix de la défaite du PS au niveau fédéral, du rejet général du PS par la population. Ajoutons à ça l'héritage local d'un PS pepin terni (faisant ici référence à l'affaire Dedye et Beckers), c'est un cocktail de facteurs. Aussi, on s'est positionné en tant que parti d'appoint. On paye finalement les frais de la bataille entre Pepin et ImpactS CitoyenS".
Et Alain Wydhooge, le second élu "déçu par son score personnel", d'ajouter que la non-clôture de "certaines affaires" n'a pas aidé le groupe, comme la saga "de la zone de police" qui ne connaît pas encore son épilogue.
Cependant, Nadia Loukia refuse de céder au pessimisme. "Tout n'est pas noir, l'opposition est plus large, ce qui nous donne des moyens d'interpellation plus intéressants."
Les deux élus aimeraient travailler en étroite collaboration avec le groupe ImpactS CitoyenS (6 sièges) pour former une "opposition plus solide, capable de peser sur les décisions du conseil".
Quant au refus d'ouverture de majorité par Philippe Godin, les élus n'en sont pas étonnés. "C'est dans la nature du bourgmestre de gouverner seul, sans partager le pouvoir", affirme-t-elle.
Vivre Pepinster compte donc continuer à "défendre les éléments de notre programme, à interpeller et à analyser les projets en cours, à proposer de choses", conclut-elle, déterminée à rebondir.
