Tarik Moukrime en transition
À la Flanders Cup de Ninove, Tarik Moukrime a amélioré son record sur 1 500 m pour le porter à 3'41''39. Il fait avec nous, le point sur sa saison.
- Publié le 28-07-2012 à 07h00

L'Andrimontois Tarik Moukrime, qui s'entraîne pour rappel sous la houlette d'Henri Salavarda, a claqué un temps, samedi dernier sur 1500m (3'41''39, RP). Un chrono qui ne le comble cependant pas. "Le travail porte ses fruits, c'est vrai, mais je ne suis pas encore vraiment satisfait. Par rapport à ce que j'ai pu montrer à l'entraînement, je peux descendre plus bas. Sous les 3'40'' au moins pour cette saison."
Celui qui a décidé de se consacrer à 100% à l'athlétisme depuis le début de cette année, vit actuellement une saison de transition.
"On est parti sur un programme de deux ans, avec mon entraîneur. On n'a même pas tenté de se qualifier pour les championnats d'Europe d'Helsinki. C'est vraiment, comme vous dites, une saison de transition. Il apprend à me connaître, et moi de même."
Un début de relation, qui, dans les premiers mois, s'est fait dans la douleur pour le coureur de 1 500m.
"Mon volume d'entraînement avait doublé. Certains amis athlètes me disaient que j'étais fou de faire tout cela. J'étais tout le temps fatigué, un peu blessé. Mais maintenant, cette période est derrière moi, assure l'ex-athlète de Herve. Je peux enchaîner les séances de volume, tout en restant en forme. Quand j'ai commencé à m'entraîner avec Henri Salavarda, je savais que c'est lui qui pouvait m'emmener vers les sommets. Je lui fais entièrement confiance."
Athlète à temps plein, Tarik Moukrime, 20 ans, s'entraîne deux fois par jour. À ces séances s'ajoutent de multiples stages en altitude.
"Je suis parti au Kenya, de la mi-mars à la mi-avril, à une altitude de 2 400m pour travailler le volume. Avant de revenir pour un mois en Belgique. Puis je suis retourné par deux fois à Font-Romeu, à 1 800 mètres. Tout cela est vraiment nouveau pour moi. Ces stages n'étaient pas des vacances! Je ne sortais jamais, je m'entraînais non-stop. C'est parfois dur de se retrouver loin de sa famille, loin de ses amis pendant un mois." Mais tous ces sacrifices ne le font nullement regretter son choix.
"C'est ça que je veux. Je suis déterminé à réussir dans l'athlétisme!"
