Candidat au rachat depuis 3 ans
Ecomasa, la société espagnole qui a mis Thermic en faillite, avait été approchée par Roger Lecomte et Jean-Emmanuel Gavage pour une reprise de l'activité de la fonderie.
- Publié le 12-05-2016 à 06h00
"Notre idée était de produire la fonte pour Thermic, en plus de la fonte pour la voirie. À l'époque, Thermic produisait encore 3200 ou 3500 tonnes par an. En y ajoutant 2000 tonnes de fonte de voirie, on rentabilisait davantage l'outil…"
Cette proposition, qui aurait permis de contrer l'aspect saisonnier d'une production d'appareils de chauffage, aurait en outre réduit les temps de chômage dans l'usine "d'en bas". Mais les Espagnols n'ont pas saisi cette chance. "Ils ont réclamé des prix de fou et, pour finir, ils ont rencontré eux-mêmes des problèmes financiers. C'est dommage car on doit repartir de zéro aujourd'hui, alors que l'on pouvait sauver la fonderie bien plus tôt, en partant en outre d'une production de 3500 tonnes, ce qui nous aurait mis plus à l'aise…"
Thermic, peut-être, aurait alors vécu un autre destin…
Après la faillite, la curatelle a pris la liquidation en main et, contrairement à SCJ qui a repris la poêlerie dans "l'usine du haut ", Jean-Emmanuel Gavage ne tarit pas d'éloges à l'égard des trois curateurs. "Ils ont tout fait pour relancer l'outil, dans les deux usines. Preuve en est que les deux ont été relancées. Ils n'ont pas fait de cadeau, mais ils ont été patients. Nous avons payé, je pense, la valeur exacte du bâtiment et de l'outil, au moment où nous l'avons racheté. Les données ne seraient déjà plus les mêmes actuellement. C'est une curatelle correcte et logique qui a pris le dossier en main."
