Des pavillons préfabriqués pour la maison de quartier de Ghlin

Pour l'instant, les équipes ne disposaient pas de leur propre local.

Emeline Berlier
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La solution de pavillon provisoire doit offrir un peu plus de confort aux travailleurs et au public (photo d'illustration). ©L'Avenir

Il faudra encore patienter mais le projet semble (enfin) être en bonne voie. La ville de Mons a en effet dégagé un budget pour 250 000 euros pour l'achat de pavillons préfabriqués. Ceux-ci seront installés à Ghlin, dans l'attente de l'ouverture d'une maison de quartier digne de ce nom. À ce jour en effet, les travailleurs sociaux sont sur le terrain et mènent des actions auprès de la population mais ne disposent d'aucun local.

"On a un peu l'impression que c'est prévu dans l'urgence alors qu'on réclame des solutions et une maison de quartier depuis 2019. On ne comprend pas très bien pourquoi soudainement, ce budget est prévu et pourquoi le choix de préfabriqués…", a de son côté souligné Guillaume Soupart (Mons en Mieux). "On sait que ce genre de structures se dégrade assez vite et qu'il est de ce fait compliqué de les réutiliser par la suite…"

Pour Marie Meunier (PS), présidente du CPAS, il s'agissait, dans l'immédiat, de la meilleure des alternatives. "Ca intervient aujourd'hui parce qu'il y a deux années de crise covid. Les démarches ont été ralenties", explique-t-elle. "Mais ces deux années n'ont pas pour autant été vaines. Elles nous ont permis de tester l'une ou l'autre chose, par exemple la mise à disposition d'un logement par Toit&Moi, que nous remercions d'ailleurs."

Cependant, d'après les services, "cette solution n'était pas optimale, ni pour l'accueil ni pour les activités menées auprès des publics des maisons de quartier. Ce qui nous a poussés vers l'achat de pavillons", précise encore la présidente. "Côté mise en œuvre, le passage du marché public sera une priorité du collège communal en ce début d'année. Nous espérons donc pouvoir avancer rapidement, dans le respect des délais légaux."

Du côté du collège, on insiste: il s'agit de préfabriqués qualitatif, "comme le montant inscrit au budget l'atteste", précise Nicolas Martin (Ps), bourgmestre. "Ils peuvent être comparés à la nouvelle aile d'orthopédie d'Ambroise Paré, elle aussi en préfabriquée. Nous avons analysé la situation de Ghlin et il n'y a pas de bâtiment suffisamment grand, disponible près du Festinoy. Une infrastructure définitive sera aménagée lorsque le nouveau quartier, construit à la place des anciennes tours, sortira de terre."

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