Le Festival International du Film de Mons démarre ce vendredi: nos coups de cœur

De la légèreté d'un blind test au sérieux d'un colloque sur un cinéaste marxiste loué par les catholiques, le FIFM propose un panel d'activité des plus variées.

Ugo Petropoulos
Le Festival International du Film de Mons démarre ce vendredi: nos coups de cœur

On y est, c'est ce vendredi que démarre la 37e édition du Festival International du Film de Mons avec la projection du film franco-belge A l'ombre des filles, d'Etienne Colmar à l'affiche duquel figurent Alex Lutz, Veerle Baetens ou encore Agnès Jaoui. Ce casting relevé partiellement présent au Théâtre Royal de Mons mettra sur les rails l'événement qui s'annonce particulièrement riche. Parmi les 94 films proposés, les dizaines d'invités et les événements périphériques, la DH vous propose ses immanquables.

Un blind test cinéma et pop-culture

Cette année encore, le Festival International du Film de Mons organise son traditionnel blind test (quiz musical). Avec pour thèmes, le cinéma évidemment, mais aussi la télévision et la pop culture, avec un focus particulier sur les musiques des années 80 à 90. Un centaine d'extraits de génériques mythiques et de bandes originales cultes mettront une ambiance de feu. Rendez-vous ce samedi 12 mars dès 19h30.

Bouli Lanners en anglais

Comme son nom ne l'indique pas, Nobody has to know est un film belge, ou plutôt belgo-franco-britannique. Derrière la caméra, on retrouve Bouli Lanners qui nous transporte en Ecosse pour une romance entre amour et amnésie, dans laquelle l'acteur et réalisateur liégeois incarne un homme d'âge mûr vivant dans une communauté presbytérienne perd la mémoire suite à une attaque. Un film inattendu à découvrir au Théâtre royal en clôture du festival le 19 mars en présence de Bouli Lanners.

Redécouvrir Pasolini

2022 marque le centenaire de la naissance de Pier Paolo Pasolini. Un cinéaste hors-norme pétris de contradictions, ce qui lui a valu d'avoir des ennemis un peu partout. Marxiste engagé, il a notamment été récompensé deux fois par l'Office catholique du cinéma. Sa mort tragique et violente, sur une plage d'Ostie en 1975, reste l'objet de nombreuses spéculations.

Pour redécouvrir cette figure essentielle du cinéma italien, un colloque est organisé ce 12 mars à l'Atelier des Capucins (Rue André Masquelier 15). L'œuvre de "PPP" y sera analysée sous différents angles (politique, philosophique, poétique) en présence notamment de Paul Magnette et de Richard Miller. Deux projections au Plaza Arthouse cinéma concluront le colloque: Accattone, sorti en 1961, et Pasolini d'Abel Ferrara, qui se focalise sur le dernier jour de la vie du cinéaste.

Rencontrer les artisans du cinéma

Outre se gaver de films souvent inédits, le FIFM est l'occasion de rencontrer les hommes et les femmes qui font le cinéma. Cette année, le festival a le plaisir d'accueillir deux réalisateurs sont invités à parler de leur métier au public: Abel Ferrara et Laurent Cantet. Un Américain et un Français aux styles très différents et qui ont chacun marqué à leur manière le 7e art.

Autre invité d'honneur moins connu mais à la carrière tout aussi riche: Bruno Debie. Cet ancien étudiant de l'IAD s'est progressivement orienté vers le travail-clé de directeur de la photographie, contribuant à la patte détonante de réalisateurs comme Fabrice Du Weltz ou Gaspar Noé. Bruno Debie a également fait bénéficier ses talents de peintre de la pellicule à des réalisateurs emblématiques comme Wim Wenders, Jacques Audiard, Albert Dupontel, Dario Argento…

Toutes les infos et les horaires à retrouver sur www.festival-de-mons.be.