Enlèvement lors d'un faux rendez-vous homosexuel à Mons: quatre à six ans requis

Un homme qui avait répondu à une proposition de rendez-vous homosexuel a été enlevé, séquestré, volé et violenté par six individus en 2019. Le tribunal a requis de quatre à six ans de prison.

Enlèvement lors d’un faux rendez-vous homosexuel à Mons: quatre à six ans requis
C’est près du Grand Large à Mons qu’un enlèvement a été commis l’an dernier. ©Wikimedias

Le 23 septembre 2019, un homme s'est rendu près du Grand Large à Mons, croyant y retrouver un homme après avoir répondu à une annonce proposant une rencontre homosexuelle sur internet. Mais la personne que la victime rencontra avait d'autres intentions, cette dernière étant enlevée et emmenée dans une rue sombre à Jurbise où se trouvaient cinq autres personnes.

L'homme est alors séquestré dans le coffre de sa propre voiture. Sa carte bancaire est volée et les prévenus tentèrent de retirer de l'argent dans une agence. Ils l'avaient aussi menacé de lui couper le doigt et de s'en prendre à sa famille s'il ne leur donnait pas accès à ses comptes.

Le butin était finalement dérisoire: 200 euros, un GSM et un GPS. Après trois heures, ils abandonnèrent la victime à Brugelette. Celle-ci souffre d'un stress post-traumatique important qui l'empêche de reprendre le travail.

Les six personnes suspectées d'avoir commis ces faits, une femme et cinq hommes, étaient ce lundi sur le banc des accusés au tribunal correctionnel de Mons. Une semaine avant les faits jugés ce jour, deux des prévenus avaient volé une voiture à Braine-l'Alleud.

Le meneur, un récidiviste

Dans son réquisitoire, le procureur du Roi a insisté sur l'extrême gravité des faits, le mépris à l'égard de l'intégrité physique d'autrui et la violence dont ont fait preuve les prévenus. Il a requis des peines lourdes: six ans contre J.F., prévenu considéré comme l'organisateur des faits, cinq ans contre un autre et quatre ans contre un couple.

Me Quentin Duffranne, avocat de J.F. qui est en état de récidive légale après une peine de deux ans en 2019, a plaidé un sursis probatoire.

Me Thomas Puccini, avocat d'un autre prévenu, n'a rien contesté. Un sursis probatoire a été plaidé pour cet homme âgé de 22 ans.

Une suspension du prononcé a été requise pour un troisième prévenu. Me Géraldine Vaccarello, avocate de la compagne de ce dernier, estime pour sa part que sa cliente n'a fait que suivre son compagnon. Une suspension du prononcé de la condamnation a par contre été plaidée pour le recel.

Nos lecteurs ont lu ensuite

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...