Un projet de 8 appartements rue Duchêne à Neupré
Une enquête publique est lancée pour 8 appartements au cœur de Rotheux (Neupré). Des riverains s'inquiètent, le promoteur s'explique.

- Publié le 31-08-2022 à 11h56
- Mis à jour le 02-09-2022 à 11h30

L'enquête publique a démarré et elle fait tiquer des riverains de la rue Duchêne à Rotheux (Neupré). Le promoteur Schonvest a acheté ce terrain d'un demi-hectare pour l'urbaniser avec deux blocs de quatre appartements et au centre d'une "cour" aménagée avec 20 places de parking ainsi que, sur le côté gauche de la parcelle, une rangée de 14 stationnements publics qui pourront notamment servir aux deux écoles voisines.
Le projet immobilier est en effet situé juste à côté de l'école maternelle du Sacré-Coeur, de l'école primaire de Rotheux et en face de la ferme Larock. Une poignée de riverains se mobilisent pour alerter le voisinage sur un projet qu'ils estiment disproportionné dans un cœur de village. Un tract circule invitant les citoyens à envoyer leurs réclamations et observations avant la fin de l'enquête publique ce 6 septembre. "Ces deux barres d'immeubles et les 35 places de parking n'ont pas leur place à cet endroit, indique Axelle Noirhomme, riveraine directe. On veut préserver le caractère rural de notre village. Cette prairie est en zone urbanisable, on ne peut interdire d'y construire mais pas n'importe quoi… On veut diminuer l'ampleur du projet."
Les critiques sont nombreuses: le type de construction, la densité, le charroi des voitures que le projet va occasionner, les nuisances sonores, la création de trois voies d'accès et le trop grand nombre de places de parking "alors qu'il en existe déjà en suffisance dans les alentours", du stationnement concentré à l'avant de la parcelle."Bref, une vue sur du béton! Ce projet n'est pas du tout harmonieux."
Le promoteur, Jonathan Schonberg, défend pour sa part son dossier qu'il a modifié à plusieurs reprises après avoir rencontré la Commune. " C'est le fruit d'un travail de longue haleine réalisé avec le collège, avec beaucoup d'allers-retours, d'ajustements pour correspondre aux attentes de la Commune. J'ai diminué le nombre de logements de dix à huit, pour alléger le projet. Il a aussi été décidé de placer les immeubles à l'arrière de la parcelle, pas à rue, ce qui était plus impactant visuellement. Il s'agit certes d'appartements mais qui sont intégrés dans un gabarit de maison, pas d'un grand immeuble. Le projet, esthétique et peu imposant, ne dénature pas du tout le village et répond à une forte demande sur la commune pour des appartements, que ce soit pour des seniors ou des jeunes familles. Quant aux parkings, ils ont été placés à l'avant mais ne seront pas bétonnés et presque pas visibles de la rue car nous placerons des écrans végétaux, des haies. Ce sera très végétalisé. Ce projet a été mûrement réfléchi, remodelé pour être intégré le mieux possible et je me tiens à disposition des riverains qui auraient des questions, remarques, critiques… Je veux être transparent et dans le dialogue."
Du côté de la Commune, on ne prend pas position à ce stade. "Le promoteur a demandé une série d'avis préalables avant de déposer son permis, confirme l'échevin de l'Urbanisme, Mathieu Bihet, qui précise toutefois que les avant-projets ont reçu un avis négatif tant de la CCATM que du Collège. Il vient de déposer pour la première fois son permis et nous allons l'analyser. J'ai eu vent des inquiétudes des riverains et je peux comprendre. C'est un endroit stratégique dans l'hypercentre de la commune. Nous devons veiller à ce que l'urbanisation soit intégrée avec le bâti actuel." La CCATM sera sollicitée pour rendre un avis mi-septembre. Sur base de celui-ci et des résultats de l'enquête publique, le collège se prononcera à son tour sur le projet.
