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À la découverte des rues de Liège

Deux rues commerçantes au lendemain du week-end du client : les rues Sainte Marguerite et Saint-Séverin.

Marc Bechet
La rue Saint-Séverin, prolongement de la rue Sainte-Marguerite.
La rue Saint-Séverin, prolongement de la rue Sainte-Marguerite.

Alors que les rues de Liège étaient animées ce week-end, pour l'ouverture de la Foire et le week-end du client, nous proposons de découvrir l'histoire de deux rues marquées par le commerce (liégeois) : les rues Sainte Marguerite et Saint-Séverin.

Sainte Marguerite. C'est une des toutes vieilles artères de la cité méritant le titre de faubourg. Elle est antérieure au XIIe siècle. Jadis, la porte Sainte Marguerite se trouvait à hauteur des "degrés des Tisserands" et de la rue des Cloutiers ; hors des remparts, l'artère portait le nom de Vert-Vinâve. C'était le chemin menant vers la Hesbaye et le Brabant. Sainte Marguerite aurait vécu au IIIe siècle ; élevée dans la foi chrétienne, elle refusa de devenir l'épouse de Maxime, prêtre d'un temple de Diane. Emprisonnée puis soumise à la torture, elle subit le martyre sans souffrance, en souriant. Elle mourut en 275. Assez curieusement, cette jeune vierge était invoquée pour l'heureuse délivrance des futures mères et aussi par les femmes stériles. On racontait jadis que le Vendredi Saint, un corbeau qui se trouvait dans le clocher de l'église Sainte Marguerite allait pondre un œuf en or dans un grenier du quartier ; ceci expliquait l'origine de certaines fortunes trop rapides.

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