La saison des betteraves ralentie par un incident électrique à BioWanze
Un début d'incendie de boîtier électrique à BioWanze a entraîné l'arrêt de la sucrerie voisine et, par conséquent, celui de la râperie de Longchamps depuis le 1er janvier. L'activité betteravière a repris hier.
- Publié le 05-01-2022 à 07h17

L'année 2022 a débuté par un contretemps sur le site BioWanze, avec un début d'incendie de boîtier électrique vers 5 h du matin le 1er janvier. S'il a été très vite maîtrisé par les systèmes internes à l'usine de production verte de bioéthanol, cet incident a entraîné une mise à l'arrêt de BioWanze durant près d'une journée. "Il n'y a pas eu d'impact environnemental ni sur la sécurité, rassure Quentin Piersoel, responsable de production à BioWanze. Il s'agit pour BioWanze d'un incident mineur. Nous tournions déjà à 80% de nos capacités le lendemain avant de revenir à la normale ce lundi."
Ce début d'incendie a aussi eu un impact sur la production de sucre assurée par l'unité voisine de la Raffinerie tirlemontoise. "Il s'agit d'un boîtier électrique intervenant dans l'alimentation en énergie verte que nous garantissons à la sucrerie via notre chaudière biomasse, continue Quentin Piersoel. La sucrerie ayant ainsi perdu son alimentation électrique principale, elle s'est retrouvée subitement à l'arrêt."
200 000 tonnes de betteraves à se faire livrer et transformer
Par effet de cascade, la Raffinerie tirlemontoise décidait d'également stopper l'activité à la râperie de Longchamps, qui alimente la sucrerie wanzoise en sirop par pipeline. "Le redémarrage tant à la sucrerie de Wanze qu'à la râperie de Longchamps a eu lieu ce mardi matin. Remettre en route la sucrerie de Wanze prend environ trois jours. On devrait pouvoir retrouver un fonctionnement à plein régime pour jeudi au plus tard, projetait, ce mardi, Jean-Luc Claes, responsable communication à la Raffinerie tirlemontoise. Ce n'est pas la première fois que nous sommes contraints d'interrompre nos activités suite à un incident."
En lien direct avec ses agriculteurs fournisseurs, le service agronomique de la râperie de Longchamps les avait avertis de l'interruption temporaire de l'acheminement des betteraves sur son site. Le va-et-vient des camions peut désormais aussi reprendre après ce coup d'arrêt de trois jours venu ralentir une saison betteravière qui touchait tout doucement à sa fin. "Initialement, la fin de la saison était programmée pour le 16 janvier. Il n'est pas exclu qu'on la prolonge d'un ou deux jours. Nous verrons bien, poursuit Jean-Luc Claes. Toutes les manœuvres d'arrachage sont terminées. Il reste encore à nous faire livrer environ 200 000 tonnes de betteraves, sachant que la râperie de Longchamps transforme de 18 000 à 20 000 tonnes par jour avant d'en envoyer le jus vers Wanze pour la transformation en sucre."
Pas d'impact majeur sur la qualité
Ce coup d'arrêt ne devrait pas avoir d'impact majeur sur la qualité des betteraves qui auront eu droit à une prolongation sur tas dans les champs. "Si la météo se maintient, cela devrait aller. On nous annonce peut-être du gel en fin de semaine, mais les betteraves sont sous bâches selon le contrat avec nos fournisseurs. En soi, une betterave qui arrive gelée à Longchamps, ce n'est pas trop grave, même si elle aura consommé un peu de son sucre pour se protéger du gel. Le plus grand ennemi de la betterave sera par contre le dégel. Elle va pourrir un peu. C'est un cas de figure qu'on retrouve de saison en saison même si nous avons été relativement bien épargnés ces deux dernières années", termine Jean-Luc Claes.
