Interroger la place de la nature
L'univers coloré et poétique de la plasticienne Pauline Dubisy est passé des toiles aux murs, sans abandonner ses questions existentielles.
- Publié le 22-02-2021 à 06h00

Dès l'adolescence, ça a été pour elle une évidence: elle voulait devenir artiste. Encouragée très tôt par son père, Pauline Dubisy a exposé ses peintures pour la première fois à l'âge de 15 ans. "C'était à la sandwicherie Cocobaïa, sur la Grand-Place de Huy." Originaire de Villers-le-Bouillet, l'artiste peintre vit aujourd'hui à Herstal. Et à 32 ans, elle a déjà une riche expérience derrière elle.
Après un bachelier en peinture à Saint-Luc et plusieurs spécialisations en arts plastiques, elle se passionne pour la peinture à l'huile sur toile. En 2017, elle ouvre une école de peinture à Liège, avant de décider de tout arrêter l'année dernière, lors du premier confinement. "Je me suis alors lancé le défi de réaliser des fresques murales."
Son univers reste le même, mais s'agrandit: fleurs, racines et figures féminines se retrouvent désormais en format XXL, sur les murs de maisons. "C'est une manière de sortir de ma zone de confort, puisque c'est une co-construction avec la personne qui commande la fresque. Mes toiles sont plus autocentrées."
À travers ses fresques, la jeune femme continue de questionner sa propre identité. Et la place qu'elle souhaite laisser à la nature dans son existence. "Peindre, cela me permet de mettre de l'ordre dans mes idées. C'est une recherche d'équilibre de moi-même."
