Châtelet : prise de bec en marge du budget du CPAS
Le budget du CPAS a suscité une prise de bec entre la majorité et le MR+, au conseil communal de ce lundi 17 février 2025 au soir.
- Publié le 18-02-2025 à 21h01
- Mis à jour le 18-02-2025 à 21h02

Le budget communal 2025 de Châtelet étant tout fraîchement rentré – approuvé – de la tutelle wallonne, l'ordre du jour du conseil communal réuni ce lundi n'abordait pas encore de gros dossiers. Ce fut l'occasion pour l'opposition de poser une kyrielle de questions (lire ci-dessous), mais aussi de se pencher sur le budget du CPAS approuvé au préalable par le conseil de l'action sociale. Non sans quelques prises de bec, relatives aux partis wallons aujourd'hui au pouvoir à d'autres niveaux.
Avec une indexation de 2% de l'intervention communale, le budget 2025 reste semblable à celui de 2024, commente le directeur général du CPAS, Mathieu Jacqmin. "Il se veut attentif au volume de l'emploi du centre – 250 personnes, hors "article 60" -, en essayant de maintenir l'équilibre budgétaire au vu des impacts futurs des mesures prises aux autres niveaux de pouvoir, régional et fédéral." Mesures qui n'auront toutefois pas encore d'impact cette année, précise-t-il.
Cela signifie qu'il n'y a pas de nouveaux projets inscrits au budget 2025. Et, ajoute le directeur général, qu'on ne recrutera pas à tout-va et qu'on "maximisera" l'emploi en recourant au subventionnant autant que possible. Deux services du CPAS disparaissent néanmoins: la coiffure et la buanderie, en raison notamment du personnel retraiténon remplacé. Ce qu'a déploré le PTB. "Mais pour pallier ces disparitions, des collaborations avec la Croix-Rouge, Saint-Vincent de Paul et Rezippons la terre sont prévues."
Romain Palmeri (MR+) déplore que le service des repas à domicile soit dans le rouge. Déficit expliqué par les coûts salariaux, mais aussi l'option prise pour les produits locaux. Et le conseiller de suggérer que Châtelet recoure à la cuisine centrale de Charleroi Métropole pour préparer ces repas. Une visite est prévue, un rapport sera présenté au conseil, a indiqué François Vilain, président du CPAS.
"Ça devient fatigant"
Si jusque-là, les échanges avaient été calmes, Dorian Burnotte (PTB) devait se tourner, non pas vers la majorité PS, mais vers le MR et les Engagés pour entendre leurs réactions sur les économies que devra envisager le CPAS à la suite des mesures prises par les deux partis aujourd'hui au pouvoir, en Wallonie et au fédéral : "Il va falloir puiser dans les primes versées aux bénéficiaires ou supprimer des postes d'assistants sociaux ou d'infirmières."
Le Premier échevin Michel Mathy a pris la parole, d'abord pour expliquer le passif du CPAS pour la cotisation de responsabilisation sociale liée à l'ancien hôpital. Mais surtout, il a – une nouvelle fois – pointé le MR et les Engagés, expliquant que les mesures prises vont effectivement réduire les moyens du CPAS. Il s'agit non pas d'améliorer le pouvoir d'achat, mais d'"attaquer le pouvoir de vivre", dira-t-il. Et d'ajouter que "le CPAS n'est pas le plus habilité pour remettre à l'emploi les nombreuses personnes qui verront leurs allocations de chômage supprimées."
La réplique de Tatiana Gabrielli a été immédiate. Pour elle, "on va rattraper les dégâts d'une gestion pas des plus performantes de ces dernières années. Il ne s'agit pas d'embêter les citoyens. Vos déclarations ne sont pas constructives, et ça devient fatigant. D'autres mesures positives, notamment renforcer le Forem, sont prises et passées sous silence." Dans la foulée, Jean-Jacques Hercot (Engagés) a précisé qu'il était conseiller à Châtelet, pas à un autre niveau de pouvoir.
Le budget a été voté, MR+, Engagés et PTB s'abstenant.
