À l'étranger pour progresser plus vite
Encore junior, le Wavrien Nicolas Mathieu présente déjà un fameux palmarès qu'il compte étoffer en s'alignant notamment sur des épreuves à l'étranger.

- Publié le 03-06-2011 à 07h00

Nicolas Mathieu a de quoi s'énerver parfois. Meilleur belge dans sa catégorie depuis quelques années, la Fédération rechigne ces derniers temps à le récompenser comme tel. Par la faute d'un règlement souvent mal fichu mais en attendant, quand, lors du Bike Festival à Houffalize, le jeune Wavrien décroche le titre de champion de Belgique en junior, c'est un master qui lui offre, gentiment et symboliquement, son maillot de champion de Belgique que les officiels luis refusaient: "J'étais d'ailleurs assez énervé car nous ne sommes pas très soutenus par la fédération.Comparativement aux autres épreuves représentées à Houffalize, la descente était bâclée et pour attribuer des points UCI, la fédération était obligée de réunir les élites et juniors, ce qui explique qu'ils ne voulaient pas me décerner mon titre."
Peu importe, le garçon, qui était de loin le meilleur en cadets, confirme dans sa nouvelle catégorie. Dimanche dernier à Namur, à l'occasion de la deuxième manche de la Coupe d'Europe, le pilote s'est classé 10e au scratch et 1er de sa catégorie: "J'étais content de moi car la piste était assez poussiéreuse et très glissante. Heureusement qu'il faisait sec. Je suis parvenu à rester très concentré sans foncer les yeux fermés. Dixième, ce n'est pas mal vu que de nombreux Français et Allemands notamment étaient présents sur les hauteurs de la Citadelle."
C'est d'ailleurs le Français Thibaut Ruffin qui s'impose juste devant le meilleur Belge du moment, Nico Vinck, tandis que le Stéphanois Cédric Moermans, du même team que Nicolas, termine à la 15e place (NDLR: Cédric nous avait avoué viser un podium à Namur mais aux dires de son pote, il ne respire pas la grande forme pour le moment).
Si le principal objectif de Nicolas est de Briller en coupe de Belgique, il ne compte pas négliger les épreuves à l'étranger: "Dans la catégorie des cadets, j'étais souvent le meilleur même quand je roulais en Allemagne. C'est année, je roulerai encore de l'autre côté du Rhin et je vais tenter de terminer sur le podium. J'ai aussi fait la première manche de la Coupe d'Europe en Espagne et j'ai terminé à la 4e place en juniors. Cela dit, à l'étranger, les pistes sont souvent plus longues.En Belgique, une descente dure en général entre 1 minute 30 et 2 minutes alors qu'à l'étranger, c'est d'office trois minutes. Physiquement, c'est une grosse différence, mais c'est en se frottant à une plus grande concurrence qu'on évolue le plus vite."
À ses débuts, l'élève en 4e de l'institut de la Providence à Wavre s'est lancé dans le trial avant de rejoindre les rangs des Blancs Gilets en cross-country.
"J'ai alors testé la descente et la première fois, c'était sur un vélo "rigide" mais ça m'a plu. Il faut aussi de la concentration, mais ce n'est pas la même qu'en trial ou en cross-country. Il faut néanmoins rester conscient de ses limites."
Après Namur le week-end dernier, place aux examens pour Nicolas qui retournera ensuite en Allemagne: "Et comme Cédric (Moermans),j'irais à la Bresse en France pour une manche de la coupe du monde au début du mois d'août. Ce sera une première pour moi et je m'attends évidemment à du tout haut niveau. C'est comme ça, pour progresser, il faut voyager."
Et à ce titre, le garçon est prêt à avaler de nombreux kilomètres aussi bien en compétition que pour s'entraîner: "Les pistes ouvertes ne sont pas légion en Belgique et ne sont pas toujours près de la porte."
Cela n'altère en rien la motivation du champion.¦
