"Lockdown party" de Waterloo: les prévenus réclament leur acquittement, jugement le 18 mars
Deuxième acte de la "lockdown party" de la nuit du 18 au 19 décembre 2020. Ce mardi, les avocats de la défense ont plaidé l'acquittement. Verdict le 18 mars.
- Publié le 18-02-2025 à 17h24
- Mis à jour le 20-02-2025 à 09h00

Bref rappel des faits. En faisant fi des mesures de confinement Covid, des jeunes se réunissent dans une habitation de Waterloo. La police de la Mazerine est alertée de manière anonyme. Elle intervient, puis fait appel à des renforts des zones de Waterloo et Braine-l'Alleud. 21 policiers débarquent dans la propriété.
Ainsi que vous l'avez lu dans notre édition du 5 février, le procureur du roi Marc Rézette requit la condamnation des époux Jérôme S.-Valérie G. (respectivement 120 et 80 heures de travail) et de leur fille aînée (suspension du prononcé), qui avaient ameuté les réseaux sociaux alors que le père participait à une émission télévisée sur RTL pour dénoncer les violences policières dont ils avaient été victimes. Le procureur avait également demandé l'acquittement des sept policiers contre qui les précités avaient lancé une citation.
"Une quasi-frénésie dans le lancement des poursuites"
Le temps a fait son œuvre et les esprits se sont calmés. On en est donc venu aux plaidoiries de la défense lors desquelles, sans surprise, les avocats ont plaidé l'acquittement de leurs clients. Maître Monville en a convenu d'entrée de jeu, "le comportement de Valérie G. n'est pas acceptable". Il a néanmoins déploré "la précipitation, l'emportement et la quasi-frénésie mis par le parquet au lancement des poursuites" alors que, à l'entendre, le tribunal doit sanctionner l'intervention qui est entachée d'une irrégularité: la police est entrée par une porte secondaire et non par l'entrée principale.
Une question de procédure que le procureur avait évacuée dans son réquisitoire, donc avant même qu'elle ne soit soulevée. On verra ce que le tribunal en dira. Ceci dit, l'avocat a expliqué que sa cliente conteste avoir porté un coup au visage d'une policière. Le fait de filmer la scène ne peut être considéré comme une rébellion. Bref, l'acquittement s'impose pour cette femme qui est toujours incapable de reparler de ce dossier, ce qui explique son absence couverte par certificat médical.
Idem pour l'avocat Amrani qui a parlé d'un "déferlement de violences rarement vu", mais pas dans le chef de Jérôme S., lequel s'est retrouvé au sol, menotté et gazé. "Il a subi une agression policière, il n'a absolument rien fait." Idem encore pour l'avocate Wyntraub. Sa cliente, la fille aînée du couple, a réagi "sous un choc émotionnel dans un contexte de violence qui l'a submergée". On pourrait retenir pour elle l'excuse de provocation dans le chef des policiers qui ont fait "un usage inapproprié" de leurs forces.
Le jugement sera rendu le 18 mars.
