Le coach de Braine avant le match d'EuroCup à Saragosse : "Peu de gens vont miser sur nous et pourtant…"
Le coach brainois aime ce statut d'outsider. Braine n'aura pas la pression et n'a donc rien à perdre, ce mercredi, à Saragosse.

- Publié le 15-11-2022 à 21h38
- Mis à jour le 15-11-2022 à 21h39

La peur de gagner. Un sentiment qui prédomine dans les rangs de Braine depuis le début de la campagne européenne. Mercredi dernier, face à Cadi La Seu, ce fut encore plus criant. Les Brainoises auraient dû empocher une victoire qui aurait pu être synonyme de qualification. Mais les mains locales ont tremblé, provoquant la colère de Frédéric Dusart. "On a distribué des cadeaux", lançait un coach très irrité à l'issue du match (54-63).
Une semaine plus tard, à l'aube d'affronter le grandissime favori du groupe I en EuroCup, le coach apparaît plus serein et calme. "Saragosse a une équipe du niveau EuroLeague. Peu de gens vont miser sur une victoire de Braine, mais justement, je pense qu'on peut créer une surprise. On a l'occasion de jouer sans pression et de manière libérée. Certes, ce sera compliqué, mais on n'a rien à perdre."
Au match aller, à l'exception du troisième quart temps (15-32), Braine avait tenu tête aux Espagnoles. En sachant que Saragosse avec son 3/3 est déjà qualifié (un relâchement est possible), les Brabançonnes ont les capacités d'infliger une première défaite à domicile à l'actuel deuxième du très relevé championnat espagnol. "La clé du match sera mentale et physique, poursuit le stratège français. On a bien analysé les erreurs du match aller où on a notamment laissé trop d'espaces à des joueuses comme Fiebich, Ortiz ou encore Tate. Si on parvient à corriger cela, qu'on arrive à tenir le rythme et à les accrocher, tout est possible."
D'autant que les Brainoises pourront compter sur la présence d'un petit groupe de supporters (une trentaine de Brainois) qui a promis de se faire entendre dans le Pavillon Prince Felipe, une salle d'une capacité de plus de 10 000 spectateurs située au cœur de la ville.
