"Les poubelles à puce : l'une des voies d'avenir mais pas la seule"
Avec Mont-Saint-Guibert et Ottignies-Louvain-la-Neuve, Chastre était l'une des dernières communes à ne pas travailler avec l'IBW (Intercommunale du Brabant wallon) dans le cadre de la collecte des déchets ménagers.
- Publié le 15-10-2015 à 06h00
Ce ne sera plus le cas à partir de janvier prochain et l'arrivée des poubelles à puce.
"Chastre est la première commune à faire le pas dans cette voie en Brabant wallon et ce n'est pas étonnant vu qu'elle n'avait qu'à passer la tête au-dessus du mur pour voir comment cela se passe à Gembloux et à Sombreffe qui ont déjà adopté le procédé, souligne Étienne Offergeld, directeur du département déchets de l'IBW. Comme d'autres communes intéressées, nous allons observer cela de près afin d'en voir les avantages et les inconvénients. Et si d'autres communes veulent passer à ce système, on pourra penser alors aux économies d'échelle. En attendant, nous ne poussons pas à une généralisation de ce système vu que les problèmes diffèrent d'un endroit à l'autre et d'une commune à l'autre."
Comme expliqué ci-dessus, des réunions d'information pour les habitants sont organisées à Chastre pour le moment: "Mardi soir, la première réunion a rassemblé une centaine de personnes et d'après ce que l'on m'a rapporté, elle s'est déroulée dans un climat constructif et l'option des poubelles à puce n'a pas rencontré de grosse opposition."
Les poubelles à puce représentent-elles l'avenir en matière de collectes de déchets? "Il y a des avantages pour le collecteur au niveau de sécurité, de l'allégement de la charge et de la mécanisation", souligne Étienne Offergeld.
Mais il y a des inconvénients aussi et notamment dans un environnement urbain où les poubelles prennent de la place sur les trottoirs où elles restent jusqu'au retour de leur propriétaire notamment.
"La poubelle à puce constitue l'une des voies que nous étudions pour l'avenir mais ce n'est pas la seule. On évoque aussi la possibilité d'utiliser des conteneurs collectifs par exemple. Il ne faut donc pas se précipiter car je suis persuadé que beaucoup de choses vont changer en matière de déchets."
Et puis, que faire des matières organiques qui représentent 40% des déchets? Selon Étienne Offergeld, il faut aussi y aller par étapes car en Région wallonne, on n'a pas encore les moyens de transformer tous ces déchets de manière efficace.
Une certitude malgré tout, en janvier, tous les regards seront braqués sur les poubelles à puce de Chastre.
