Zéro phyto au menu du conseil 27+1
Le conseil 27+1 ou conseil supracommunal s'est réuni pour la première fois hier matin. On y a évoqué le désherbage alternatif aux pesticides.

- Publié le 07-03-2015 à 05h00

Résumer la première réunion du conseil supracommunal 27+1 aux échanges qu'a suscité l'acquisition de matériel permettant un désherbage alternatif aux pesticides, un des nouveaux appels à projets 2015 (voir ci-dessous), c'est réducteur. Cela donne cependant une idée de l'intérêt d'un tel conseil où les représentants des 27 communes du Brabant wallon peuvent échanger leurs expériences sur des sujets bien précis. Ainsi, Léon Walry, bourgmestre PS d'Incourt, s'est dit "désemparé" face à la problématique du "zéro phyto". "Quel est le matériel qui sera le moins coûteux avec le meilleur rendement?"
Pour Michaël Goblet d'Alviella, bourgmestre MR de Court-Saint-Étienne, "la meilleure solution, c'est le désherbage thermique. D'ailleurs, nous avons acheté une machine pour 27 000€ (lire notre édition de vendredi)."
Pour Jean-Luc Roland, bourgmestre Écolo d'Ottignies-Louvain-la-Neuve, "ce n'est pas aussi simple. Il faut adapter la technique à l'endroit. Et puis, le désherbage alternatif demande plus de travail et dans les services de travaux, il doit y avoir une prise de conscience à ce niveau-là. Pour moi, la réponse n'est pas que technique."
Un autre représentant évoque la possibilité que deux ou trois communes se mettent ensemble pour acheter une machine… Bref, le débat est lancé et du côté de la province, on annonce que des formations seront organisées.
Une chose est sûre, l'objectif "zéro phyto" va occasionner des frais supplémentaires pour les communes et c'est dans ce cadre que l'appel à projets est lancé: "Par rapport à ceux de 2014, il y en a trois de plus, confirme Mathieu Michel, président du collège provincial. À côté de celui concernant le désherbage, il y a la sécurisation des biens et personnes et les mises en conformité d'espaces de citoyenneté."
Pour plus d'efficacité, les communes doivent transmettre leurs dossiers pour le 30 avril afin de donner du temps à l'administration provinciale quand elle doit obtenir des renseignements supplémentaires et "être plus en phase avec les agendas communaux", justifie Mathieu Michel. Non la Province n'est plus au-dessus des communes, elle est juste à côté.
Zone de secours : le lissage dégressif compensé par le fédéral ?
Concernant le financement de la future zone de secours, on sait que le Code de la démocratie locale et de la décentralisation impose aux Provinces d'affecter 20% de leur dotation au Fonds des provinces wallonnes.
Soit un peu plus de 2,4 millions d'€ (20% de 12,1 millions) pour le Brabant wallon. La moitié de cette somme est destinée aux dépenses supracommunales et l'autre aux zones de secours: "On est "confort", on dépasse déjà ces sommes", précise Mathieu Michel. Au total, l'intervention de la Province en guise de soutien à la zone monte à 1,8 million. Et elle est de 3 millions dans le soutien aux communes pour 2015 pour atteindre près de 18 millions en dix ans. Le lissage est dégressif mais il serait compensé par l'intervention du gouvernement fédéral qui serait, elle, progressive selon Mathieu Michel. Une nouvelle rassurante pour les communes qui doivent faire face à une grosse augmentation de leur participation financière dans le coût des services de secours."Je devrais en savoir plus lors de la prochaine réunion organisée à l'initiative de l'Union des Villes et des Communes, ajoute Françoise Pigeolet qui préside le conseil de la prézone. Ensuite, je réunirai probablement le conseil avant la fin du mois de mars."
