Les professeursont aussi été formés
Simon n'est pas le premier élève qui souffre d'une déficience auditive qui transite dans la classe de Philippe Boogaerts, instituteur de 6e primaire à l'école de l'Orangerie: "Le plus gros souci, c'est qu'il faut s'assurer que la consigne a été entendue, affirme Philippe.
- Publié le 03-02-2015 à 05h00
Il faut capter son attention et c'est pour cela que beaucoup de consignes sont écrites. Ça évite que les enfants passent à côté, même chez les "bien entendants" d'ailleurs… On a aussi suivi des cours de code AKA (NDLR: méthode d'aide à la lecture labiale par des gestes). Car si le système ne fonctionne pas parce que la pile n'est pas rechargée par exemple, Simon peut lire sur les lèvres et il le fait d'ailleurs très bien. Mais un enfant n'est pas l'autre, pour certains, il fallait que je code beaucoup plus. Au travers de cette formation, on se rend compte que même équipé de son appareil, il n'entend pas comme nous. Il ne perçoit pas toutes les nuances. Son gros avantage par rapport aux autres, c'est que quand je l'enquiquine un peu, il débranche son appareil (rires)."
