Les entrepreneurs en ont-ils marre de la politique ?
Les entrepreneurs ont-ils boudé leur rencontre avec le monde politique? L'UCM les attendaiten tout cas plus nombreux lundi soir.

- Publié le 26-03-2014 à 06h00

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Abaisser le coût du travail et de la fiscalité en réduisant les dépenses publiques, favoriser l'accès au financement, diminuer les charges administratives et favoriser l'emploi des jeunes… Ce ne sont là que quelques souhaits émis par les responsables de PME et les indépendants à l'approche des élections. L'UCM a d'ailleurs réalisé un mémorandum afin de rappeler les souhaits de ses membres, des souhaits que l'UCM BW a voulu confronter au monde politique lundi soir lors d'un débat préélectoral au Palais de la gouverneure à Wavre.
"C'était bien que les candidats soient confrontés avec des gens du terrain, précise Pierre Vandergeten, le président de l'UCM Brabant wallon. Et au terme d'une telle soirée, on sent que tous veulent améliorer le sort des PME et indépendants."
Tous candidats au niveau fédéral lors des prochaines élections, Marcel Cheron (Écolo), André Flahaut (PS), Charles Michel (MR) et Olivier Van Hamme (cdH), ce dernier ayant remplacé André Antoine au pied levé, ont chacun à leur manière rappelé comment ils allaient s'y prendre pour répondre aux souhaits des entrepreneurs. Ils ont aussi répondu aux questions au travers desquelles des responsables d'entreprises ont manifesté leurs inquiétudes comme ce responsable de l'association regroupant les sociétés de titres services, une matière aujourd'hui régionalisée, comme cette commerçante bien connue çà Wavre et qui s'arrachent les cheveux par le nombre de petites taxes et la paperasse qu'elles entraînent.
"Ne me parlez surtout pas de politique"
Même si une petite cinquantaine de responsables d'entreprises s'est déplacée lundi soir, la salle était loin d'afficher complet: "Pourtant, je ne vais pas vous citer le nombre de gens que j'ai contactés et la semaine dernière lors du dernier afterwork sur le thème des réseaux sociaux que nous avons organisé, ils étaient encore 104. Je les ai sollicités pour qu'ils participent au débat et la réponse que j'ai eue, c'est: " Ne me parlez surtout pas de politique ". C'est grave d'en arriver là et pourtant, c'est un sentiment général."
Pierre Vandergeten n'est pas déçu pour autant de la soirée: "On voulait éviter que cela ne se limite à une discussion entre hommes politiques. On a eu certaines réponses mais dans les indépendants et chefs de PME ne se font pas d'illusion. La situation budgétaire ne risque pas de s'améliorer avec tout ce que l'Europe nous prépare."
Le rendez-vous du 25 mai prochain n'en est que plus capital comme le rappelait Charles Michel en conclusion vu que "le prochain vote peut influencer tous les niveaux de pouvoir et pour cinq ans."
Et ce n'est que dans cinq ans, en 2019, que l'UCM pourra, de son côté, apprécier ce qui a été accompli.
