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Le décret buissonnier

A voté. Ce jeudi, au terme d'une journée chaotique de plus, entre manifestations et gesticulations politiques parfois grotesques, la majorité MR-Engagés est enfin parvenue à ses fins: son décret-programme 2, celui-là même qui doit concrétiser, non pas dans cinq ans, non pas dans deux ans, mais bien dès la rentrée prochaine, d'importantes coupes budgétaires dans le monde de l'école. Celui-là même qui va, parce qu'il "faut bien faire des économies", fragiliser un métier d'autant plus précieux qu'il tend à devenir rare.

Le décret buissonnier

Parce qu'il s'y est pris mal, ou trop tard, ou les deux, le gouvernement a dû, pour aboutir avant l'été, user de moyens peu glorieux. Disons-le clairement: la séance plénière qui a entériné ce vote n'aurait jamais dû se dérouler cette semaine puisqu'elle est intervenue moins de 84 heures après l'adoption du texte en commission. Certes, à coup d'amendements ou d'avis au conseil d'État, l'opposition a tout mis en œuvre pour lui faire barrage, et c'est probablement discutable. Mais si jouer avec le règlement est une chose, l'enfreindre sciemment en est une autre, nettement plus condamnable sur le plan démocratique.

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