No Man's Land revient sur Arte ce jeudi soir: une saison 2 plus intense et féminine
Trois ans après une première saison saluée, "No Man's Land" revient sur Arte avec huit nouveaux épisodes. Plus tendue, plus politique, cette saison 2 met les femmes au centre du conflit syrien, entre combats kurdes, propagande djihadiste et jeux d'espions.
- Publié le 17-04-2025 à 12h00

Thriller d'espionnage intense, No Man's Land revient sur Arte. Cette fiction franco-israélienne signée Maria Feldman, Eitan Mansuri, Amit Cohen et Ron Leshem nous plonge au cœur de la guerre syrienne, entre combattantes kurdes et expansion de Daech.

Si dans la saison 1, un Français recherchait sa sœur engagée contre Daech, dans la saison 2, les femmes sont de plus en plus exposées dans le conflit, qu'elles soient victimes, combattantes ou bourreaux.
Au Texas, Ellie, une jeune professeure, reconnaît avec stupéfaction la voix de Jake, son ex-amant, dans une vidéo de propagande de Daech. En Syrie, Anna, alias Shamaran, sauve Nisrine, une adolescente devenue esclave de l'organisation. Traquées par les djihadistes, elles trouvent refuge dans une ville abandonnée. Nasser et Paul, qui veulent venger la mort de leur ami d'enfance Iyad, leur tendent un piège.
Remise de ses blessures et promue à la tête de son bataillon des YPJ (Unités de protection de la femme, formées de combattantes kurdes), Sarya apprend qu'il va lui falloir compter sans Shamaran, et se retrouve confrontée à une décision difficile…
Sœurs d'armes
Contrairement à la première saison, qui a remporté en 2020 un vif succès public et critique, pas de flash-back dans cette nouvelle salve de huit épisodes. Comme si l'intrigue épousait la radicalité des trajectoires des personnages, qu'ils aient rejoint Daech, alors en pleine expansion, les bataillons kurdes ou les réseaux d'espionnage. Pour eux, pas de retour en arrière. Seule la nouvelle venue Ellie, une jeune professeure américaine incarnée par Leo Hatton (Will), voit son destin basculer auprès d'un officier de l'État islamique.
Dans son rôle de cheffe de guerre prête à tous les sacrifices, Souheila Yacoub approfondit avec brio les nuances de son jeu, tout comme James Krishna Floyd (Nasser), agent infiltré piégé dans les rangs de Daech et confronté au cynisme des services secrets. Journaliste de guerre français déterminé à dévoiler la vérité sur Shamaran, Max (Thibaut Evrard) enquête, tissant le lien d'un personnage à l'autre. Entre alliances, trahisons et tragédie humaine, réalisme et romanesque, le récit parvient à concilier rigueur documentaire et intensité dramatique.
Arte, 20.55
