Charlotte ne connaissait pas "Koh-Lanta" avant de participer à la "Tribu maudite": "Je savais juste qu'il y avait des épreuves et qu'on avait faim"
Après 41 jours d'aventure, c'est finalement Thibault qui a remporté "Koh-Lanta : la Tribu maudite" ce mardi 3 décembre 2024 en direct sur TF1. Finaliste perdante, la Belge Charlotte n'a pas démérité. Elle revient sur son aventure, son retour en Belgique après le tournage, sa gestion des commentaires sur les réseaux sociaux… et ses prochains défis !

- Publié le 05-12-2024 à 07h00

Ce mardi 3 décembre 2024, c'était la finale de "Koh-Lanta : la Tribu maudite" sur TF1. C'est le Corse Thibault qui a remporté cette 26e saison face à la Belge Charlotte, à 9 voix contre 4. La Cinacienne ne démérite pas pour autant, elle qui a remporté les poteaux et quatre autres victoires individuelles lors de son aventure !
Comment a-t-elle vécu son aventure ? Et son retour en Belgique après l'émission ? Comment a-t-elle fait face aux commentaires des réseaux sociaux ? Quels seront ses prochains défis ? On fait le point avec Charlotte Rasquin.
Vous n'aviez jamais vu Koh-Lanta auparavant. Comment vous y êtes-vous retrouvée ?
Je voyage depuis toujours. J'ai toujours un bandeau sur ma tête. Et depuis toujours, on me dit qu'il faut que je fasse Koh-Lanta. Un jour, j'étais devant la télé avec ma colocataire, et j'ai vu l'appel aux candidatures. C'est là que j'ai décidé d'envoyer une lettre. Je ne pensais pas que ça allait vraiment passer. Et c'est passé ! Mais effectivement, je ne connaissais pas du tout. Je savais juste que c'était quelque chose où il y a plein d'épreuves, où c'était difficile et où on avait faim. Et voilà (rires).
Je ne connaissais pas du tout. Je savais juste que c'était quelque chose où il y a plein d'épreuves, où c'était difficile et où on avait faim
Maintenant que vous connaissez… Vous allez regarder les prochaines saisons ?
Je ne vais pas dire oui, parce que dans les faits, je crois que j'aimerais déjà avoir du temps pour regarder ma saison. Mais là, j'ai trop de projets. Enfin, j'ai plein de choses à faire avant de regarder la télé. Ça n'a jamais été essentiel pour moi.
Et si on vous demandait d'y retourner pour une édition spéciale ?
Je serais partante ! Ce serait difficile de repartir à zéro, parce que je ne connaîtrais évidemment pas les nouveaux candidats. Mais, bien sûr, revivre des émotions comme celles-là, je serais pour. Évidemment, je vous dis ça maintenant à chaud. Ça vient de se terminer, il y a la nostalgie. Peut-être qu'après coup, dans quelques mois ou années, je n'aurai plus envie de revenir dans Koh-Lanta. On verra…
L'aventure était telle que vous l'imaginiez ?
Elle était beaucoup, beaucoup plus dure que ce que je pensais ! Ça dépasse tout ce que j'aurais pu imaginer en vécu, en émotions et en ressentis. Après, je savais en y allant que j'aurais du mal dans le collectif et dans l'humain, parce que je suis quelqu'un de très, très individuel. Et puis, je suis aussi susceptible et sensible aux dires des autres. Donc, dans une émission où l'objectif principal est de se tirer dans les pattes, je savais que ça allait être très dur pour moi.
Ça dépasse tout ce que j'aurais pu imaginer en vécu, en émotions et en ressentis
Mais finalement, c'est le contraire. Là où je pensais que j'allais avoir dur, ça s'est quand même plus ou moins bien passé. Là où je pensais que ça allait être facile, comme les épreuves au début, C'est là où j'ai eu le plus dur. Dès le début, j'ai été déstabilisée. Je pense que Koh Lanta, c'est ça. On peut partir avec toutes les bases, il y a des surprises tous les jours !
Parmi les surprises : votre révélation en tant que stratège de l'aventure !
Si vous m'aviez demandé, en sortant du tournage, si j'avais été stratège, je vous aurais répondu que non. En fait, c'est en regardant l'émission que je me suis dit que je plaçais bien mes pions ! C'est vrai que je parlais aux bonnes personnes aux bons moments. Maintenant, je peux me dire que oui, j'étais quand même stratège. Mais pendant l'aventure et même en revenant, dans ma tête, pas du tout !
C'est quoi, le moment marquant de votre aventure ?
Il y en a plein. De prime abord, j'aurais envie de dire, en termes d'émotion, que c'est d'avoir eu ma maman dans les bras. Mais je n'aime pas citer cet exemple parce que je me dis que je peux la prendre dans mes bras tout le temps. Du coup, je pense que c'est d'avoir gagné les poteaux. C'était incroyable. Je ne savais même plus parler après. Et aussi, je pense à la finale en plateau. J'avais l'impression d'être un enfant face à toutes des princesses Disney (rires).
Votre plus grande fierté de l'aventure ?
Je pense que, déjà, c'est d'avoir tenu dans un milieu tellement hostile. C'est vraiment la survie ! Quand on pense Koh-Lanta, on pense épreuves, stratégies. Mais on en oublie la base, en fait. Quand on arrive, on a un sac à dos et on dort sur du sable ! Et ça, j'ai l'impression que les gens ne le voient même plus. Pourtant, c'est une fierté de dingue pour moi. J'ai vraiment fait de la survie avec des aventuriers, c'est incroyable !
Quand on arrive, on a un sac à dos et on dort sur du sable ! Et ça, j'ai l'impression que les gens ne le voient même plus
Si vous ne deviez retenir qu'un candidat de cette saison, ce serait qui ?
La première personne qui me vient en tête… C'est Frédéric ! Pourquoi lui ? Il a fait plusieurs fois voter les autres contre moi, et puis, on l'a évincé de l'aventure aussi ! C'est lui qui m'a vraiment permis de rentrer dans le jeu ! Avant ça, je n'avais pas vraiment pris conscience d'où j'étais. On peut dire qu'il m'a remis les pieds dans mon aventure.
Frédéric m'a vraiment permis de rentrer dans le jeu ! Avant ça, je n'avais pas vraiment pris conscience d'où j'étais...
Comment ça se passe après l'émission ? Il faut un temps d'adaptation ?
Dès que je suis rentrée en Belgique, je n'en ai fait qu'à ma tête ! C'était très difficile de me raisonner pour la nourriture. J'en avais tout le temps sur moi, parce que j'étais tout le temps angoissée par l'idée d'avoir faim. Dans mes poches, dans mes sacs à main, dans ma voiture. Je voulais pouvoir mettre quelque chose dans ma bouche dès que mon cerveau avait faim. Même si je n'avais pas faim, je devais manger tout le temps.
Vous avez réussi à retrouver votre poids de forme d'avant l'aventure ?
Ça fait environ deux mois que je l'ai retrouvé, je dirais. En fait, j'ai très vite repris le sport. En partant, j'avais peur d'abîmer mon corps. C'est vrai qu'il a souffert, c'était très compliqué. Mais en fait, si on le veut, si on remange normalement, si on refait du sport, si on se prend en main, c'est tout à fait possible de retrouver notre condition d'avant. Notre corps, il gère, en fait. C'est une machine incroyable !
Comment avez-vous vécu l'aventure à travers les réseaux sociaux ? C'est compliqué d'être face aux commentaires des gens ?
Lors de l'élimination de Frédéric, je me suis rendu compte de ce que les gens voyaient et comment ils le vivaient. J'ai quand même très vite pris du recul. Les commentaires des gens étaient tellement forts, tellement mauvais, qu'en fait, ça ne pouvait pas m'impacter On était sur de la méchanceté gratuite. Il y avait tellement d'exagérations.
Les commentaires des gens étaient tellement forts, tellement mauvais. On était sur de la méchanceté gratuite !
Mais si les propos avaient été un peu plus nuancés, peut-être que je me serais beaucoup plus remise en question par rapport à tout ça. Je ne doute d'ailleurs pas que je me suis mis à dos le fanclub d'Ilyesse hier (rires). Mais tant pis ! Là, je ne garde que les émotions positives.
Quelles sont vos relations avec les autres candidats aujourd'hui ?
Je m'entends vraiment bien avec tout le monde. C'est une chance ! Je ne sais pas si c'est comme ça pour toutes les autres années. Mis à part Lola, avec qui je n'ai juste pas de contact. Pour le reste, c'est super agréable à chaque fois que je les vois. Je pense qu'on est vraiment devenu une famille.
Quel sera votre prochain défi ? Votre prochaine aventure ?
Je vais faire un ultra-trail en février. Et puis, après, j'espère faire le Marathon des Sables en avril. On reste dans les disciplines sportives (rires). Je pense que j'ai quand même besoin de me dépenser !
