Décès d'Adil à Anderlecht: la famille interpellée par la communication du parquet
La famille d'Adil, un jeune de 19 ans décédé après une course-poursuite avec la police en avril dernier, a rappelé, dans un communiqué lundi, que contrairement à ce qui a pu être dit, l'enquête n'est pas clôturée.
- Publié le 30-11-2020 à 16h28

Jeudi, le parquet de Bruxelles a annoncé qu'il demandera le non-lieu pour les policiers. La partie civile a néanmoins encore la possibilité de demander des devoirs d'enquête complémentaires devant la chambre du conseil, instance qui décidera d'un renvoi ou non du dossier en correctionnelle.
La famille d'Adil se demande dès lors pour quelle raison le parquet de Bruxelles a choisi de communiquer sur le dossier, avant l'audience en chambre du conseil.
"Pourquoi le parquet du procureur du Roi communique-t-il sa position alors qu'il n'y a encore aucune date d'audience fixée devant la chambre du conseil? Pourquoi précisément en cette période où sont attendues des décisions concernant les morts de Lamine, Mehdi et Mawda, dans lesquelles la police est impliquée également? S'agit-il d'une stratégie de communication? ", s'interroge la famille.
"Notre avocat nous a expliqué que le Code d'instruction criminelle stipule que 'le procureur du Roi peut, de l'accord du juge d'instruction et lorsque l'intérêt public l'exige, communiquer des informations à la presse'.
A l'heure où cette communication du parquet de Bruxelles a provoqué des incidents à Anderlecht et l'arrestation de dizaines de jeunes qui manifestaient leur incompréhension face à ce qui a été présenté par une certaine presse comme une décision de justice innocentant les policiers, nous demandons au procureur du Roi de démontrer qu'il a obtenu l'accord du juge d'instruction pour cette communication et qu'il justifie l'exigence de 'l'intérêt public", déclarent les proches du jeune homme décédé.
