Le Covid aura été la goutte de trop pour le restaurant Loungeatude
Le restaurant est définitivement fermé. La crise sanitaire est venue s'ajouter à d'autres éléments défavorables.
- Publié le 15-10-2020 à 06h38

C'est terminé pour le restaurant Loungeatude de Louvain-la-Neuve. Fermé depuis le 14 mars, il ne rouvrira pas. "Après le confinement, nous pouvions rouvrir le 8 juin. Mais, à ce moment, le télétravail était recommandé. Notre core business est tourné principalement vers les sociétés et le personnel de l'UCLouvain, indique Paul van Havere, qui a ouvert le Loungeatude en 2005. Au mois de septembre, nous nous sommes mis en marche pour trouver un repreneur. J'avais des projets de développement, notamment la création d'un cigare club et un nouveau mode de cuisine sur la terrasse supérieure. Mais l'investisseur qui s'était montré intéressé s'est désisté suite à la reprise de la crise en septembre. Notre métier, c'est la chaleur humaine, la convivialité. Accueillir des personnes avec des masques dans une odeur de désinfectant, ce n'est pas très agréable…"
Malgré les efforts donc, il n'a pas été possible de poursuivre. D'autant que la crise sanitaire s'est ajoutée à d'autres éléments qui avaient déjà fragilisé le restaurant: "Il y a eu l'épisode de la boîte noire en 2016. J'ai suivi les règles à la lettre alors que d'autres restaurateurs se montraient moins scrupuleux, créant ainsi une concurrence déloyale. En 2017, j'ai engagé un chef de cuisine qui m'a roulé dans la farine, il était incapable de gérer la cuisine. Nous avions remonté la pente depuis l'engagement de Jamal Aichi en 2019 mais le Covid est venu interrompre cette relance."
Financièrement donc, il était impossible de continuer: "J'ai dû me rendre à l'évidence. Ce n'était plus possible. L'établissement est propriété de la brasserie Moortgat qui a fait un effort pour le loyer. Le gouvernement nous a attribué 5 000€, cette somme ne permet pas de tenir le coup. Les frais restent, dans une mesure moindre certes, pour le gaz, l'eau, l'électricité. Il faut continuer à payer le système d'alarme. Nous allions devoir payer l'ONSS et les précomptes professionnels qui avaient été reportés. Les désistements sont tombés pour les futures réservations de dîners d'affaires, d'événements comme des mariages dans la salle du bas. La fermeture définitive devenait donc inéluctable", conclut Paul van Havere.
