INTERVIEW | Jean-Marie Potiez: "L'histoire d'ABBA est fascinante"
Jean-Marie Potiez publie "Il était une fois ABBA", son 10e livre sur le groupe pop suédois. Une mine d'or pour les fans.
- Publié le 15-10-2020 à 06h00

Jean-Marie Potiez, lorsque vous avez publié votre "ABBAcédaire" voici deux ans, vous indiquiez avoir hésité, car vous vous demandiez ce que vous alliez raconter. Donc pourquoi un 10e livre?
Parce que je me suis rendu compte que la dernière biographie que j'ai consacrée au groupe (NDLR: ABBA, les coulisses du succès) en 2014 n'était plus disponible. En tant que biographe francophone officiel, je trouvais cela dommage, alors que l'on parle de la sortie de nouvelles chansons.
Vous en parlez d'ailleurs à la fin de votre livre. C'est pour quand?
C'est une bonne question (rires). Je ne crois pas à la sortie de ces nouvelles chansons pour les fêtes. Pourtant, en janvier, Benny Andersson avait annoncé une sortie pour septembre, tout en indiquant qu'il n'était pas le seul à décider. Ensuite, dans une interview au Parisien, Björn Ulvaeus a dit que deux titres sortiraient avant la fin de l'année. Dix jours après, dans un journal allemand, il parlait de cinq chansons pour 2021… On y perd son suédois!
Qu'est-ce qui coince?
La sortie de ces chansons est liée à un spectacle avec des avatars réalisés en hologrammes. Le projet de tournée mondiale avec des musiciens et les quatre hologrammes a été abandonné. Ils se sont tournés vers une version en résidence dans un théâtre, sans doute à Londres. Le hic, c'est que les membres d'ABBA ne sont pas satisfaits du résultat. Tout est bloqué tant que les hologrammes ne sont pas au point.
Il pourrait y avoir plus que deux nouvelles chansons?
Oui. Quand ils sont entrés en studio, ils ont pris du plaisir à se retrouver. Ce que j'espère, c'est que ces autres chansons ne sont pas liées par un contrat et qu'elles pourront sortir au printemps.
Pourquoi au printemps?
Parce qu'ils ont gagné l'Eurovision à Brighton avec le titre Waterloo en avril. En général, il y a donc toujours un événement vers avril ou mai…
Ils pourraient aussi décider d'attendre 2022 et de fêter leurs 50 ans?
Non, je ne crois pas. Ce serait ridicule. Ils ont quand même annoncé ces nouveaux morceaux en 2018. Il y a vraiment beaucoup de fans qui n'en peuvent plus d'attendre.
Il y a d'autres projets?
On parle d'un troisième volet pour le film Mamma Mia. Le problème, c'est qu'ils vont être obligés de mettre des titres moins connus du grand public, ce qui avait déjà déplu lors du deuxième volet. On verra…
À la lecture de cette biographie, on sent toute la passion que vous avez pour ce groupe. ABBA, c'est presque une religion pour vous…
Vous savez que le mot "Abba" en araméen signifie "Dieu le Père"? (rires) Plus sérieusement, ABBA ce n'est pas une religion, mais ça fait partie de ma vie depuis que j'ai 13 ans. J'ai grandi avec eux en allant acheter mes disques en Belgique, car la distribution des disques d'ABBA en France était en dessous de tout. Ce groupe m'a ouvert à la pop. J'aime raconter leur histoire parce que finalement, ils sont partis de rien… Leur histoire est fascinante.
Est-ce que vous êtes collectionneur?
Je l'ai été, bien sûr. Mais les prix sont tellement élevés que cela devient de la folie. Mais j'ai toujours un magnifique disque d'or du Japon, pour le 45 Tours Voulez-vous, que j'ai acheté lors d'une convention à Paris. J'ai aussi le prototype du bonnet bleu d'Agnetha pour l'Eurovision ou une paire de chaussures de Frida… Et puis je garde précieusement textes et images. Ce qui m'a servi d'ailleurs pour mon livre qui contient plus de 100 photos rares ou inédites.
Jean-Marie Potiez, "Il était une fois Abba", Éditions Hugo Publishing, 248 p.
