Ciblée, la Turquie dénonce la critique
Sept pays méditerranéens, invités par la France, condamnent les visées hégémoniques de la Turquie, qui s'offusque.
- Publié le 12-09-2020 à 06h00

La Turquie a dénoncé ce vendredi la déclarations finale – "biaisée" – de sept dirigeants de pays du sud de l'Union européenne qui l'ont menacée jeudi de sanctions, en raison de ses actions en Méditerranée orientale.
"Les éléments contenus dans la déclaration finale en lien avec la Méditerranée orientale et la question de Chypre sont biaisés, déconnectés de la réalité et dépourvus de base juridique", a déclaré le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères, Hami Aksoy.
"Politique de confrontation"
Le président français, Emmanuel Macron, et ses six homologues du sud de l'Union européenne (UE) ont exhorté jeudi la Turquie à cesser sa "politique de confrontation" en Méditerranée orientale, agitant le spectre de sanctions européennes si Ankara continue à contester les droits d'exploration gazière de la Grèce et de Chypre dans la zone.
"Si la Turquie ne progresse pas sur la voie du dialogue et ne met pas un terme à ses activités unilatérales, l'UE est prête à élaborer une liste de mesures restrictives supplémentaires qui pourraient être évoquées lors du Conseil européen des 24 et 25 septembre", ont convenu les sept dirigeants dans la déclaration finale du sommet du Med7 (France, Grèce, Italie, Espagne, Chypre, Malte, Portugal) qui s'est tenu en Corse.
La Turquie et la Grèce, toutes deux membres de l'OTAN, se déchirent à propos de gisements d'hydrocarbures en Méditerranée orientale, dans une zone qu'Athènes estime relever de sa souveraineté.
Le porte-parole turc a invité la Grèce à "renoncer à ses revendications illégales et maximalistes sur la zone maritime" et à "s'asseoir à la table de négociation sans conditions préalables".
