Nouveaux horaires de matchs, retour d'un barragiste, pas de côté brugeois et C.A. modifié: du neuf à la Pro League
Beaucoup de décisions ont été prises lors de la dernière assemblée générale de l'année des clubs de D1A et de D1B. Et le format à 16 a été maintenu.
- Publié le 07-07-2020 à 18h28

La dernière assemblée générale de la saison de la Pro League a vu les dirigeants des clubs professionnels prendre (ou confirmer) un ensemble de décisions pour mettre fin à une saison hors-norme. Et, beaucoup l'espèrent, repartir dans un meilleur état d'esprit vers un futur où moins de choses seront contestées.
1. La D1A reste bel et bien à 16
La proposition rentrée par le Cercle de Bruges pour que la D1A revienne à 18, ce qui évitait à Waasland-Beveren de descendre au terme d'une saison incomplète, n'a pas trouvé de majorité pour être acceptée. Sur les 44 voix (3 pour les clubs du G5, 2 pour le reste de la D1A et 1 pour les clubs de D1B), seulement 18 se sont prononcées en faveur d'un tel changement, contre 24 et 2 abstentions. Très loin de la majorité spéciale requise. "Le vote du 15 mai pour une D1A à 16 avec deux play-off à 4 est donc confirmé", se réjouit le président de la Pro League, Peter Croonen. Pour rappel, un barrage sera organisé entre le 4e de play-off 1 et le vainqueur des play-off 2 pour déterminer qui remporte le dernier ticket européen. Si le vainqueur de la Coupe est déjà dans le Top 4, alors le vainqueur des play-off 2 remporte automatiquement ce ticket.
2. Un descendant supplémentaire en D1B possible via le barrage
C'est un grand espoir pour les clubs de D1B: l'idée de créer un barrage en aller-retour entre le 15e de D1A et le 2e de D1B, avancée par plusieurs petits clubs, dont l'Union Saint-Gilloise, a trouvé une majorité pour passer,. Ce changement dans le format de la compétition avait besoin de 66% des voix pour être voté, ce qui signifie que quelques clubs du K11 l'ont donc soutenu, même si cette perspective leur fait courir le risque de descendre en D1B. Un tel barrage n'existait plus depuis 2015-16. Voilà qui réintroduira un suspense supplémentaire dans le bas du classement.
3. De nouveaux horaires pour les matchs du week-end
Les clubs ont été informés des nouveaux créneaux horaires discutés par le détenteur des droits médias, Eleven Sports, et la direction de la Pro League et qui sera réexpliqué en détail ce mercredi à la présentation du calendrier. Le but est de ne plus voir deux matchs de D1A être disputés en même temps, à l'exception des dernières journées où tout le monde doit jouer concomitamment. Il y a donc du changement pour le spectateur et le téléspectateur. Le modèle suivant deviendra la règle:

Deux toutes nouvelles tranches horaires voient le jour: le samedi à 16h15 et le dimanche à 13h30. Des plages plus larges qui ne feront pas plaisir au football amateur puisque le dimanche est désormais occupé quasiment intégralement par du football professionnel belge, de 13h30 à 22h30.
4. Un CA avec de nouvelles têtes
Huit mandats de membres du conseil d'administration arrivaient à terme en cette fin de saison. Seul celui de Philippe Bormans (Union) restait en vigueur. Si douze candidats s'étaient déclarés, sept, seulement, ont trouvé la majorité légale pour être élus: Ronny Verhelst (Courtrai), Alexandre Grosjean (Standard), Sven Jaecques (Antwerp), Karel Van Eetvelt (Anderlecht), Mehdi Bayat (Charleroi), Eddy Cordier (Zulte Waregem) et Michel Louwagie (Gand). Paul Allaerts (Mouscron), Vincent Goemaere (Cercle de Bruges), Peter Willems (OHL), David Meekers (Saint-Trond) et Walter Damen (Beerschot) n'ont pas obtenu assez de votes pour occuper le dernier siège. "Nous verrons lors de la prochaine AG si l'on rouvre la procédure pour élire un dernier candidat", explique Peter Croonen. Les statuts de la Pro League prévoient un maximum de neuf administrateurs, mais il peut y en avoir moins.
À noter que la parité G5-K11, qui avaient quatre membres chacun, n'est désormais plus de mise. Le G5 n'a d'ailleurs plus que trois représentants.
5. Le message de raz le bol de Bruges: "Il manque une vision"

C'est une décision qui a beaucoup fait parler, surtout en coulisses: le Club de Bruges a envoyé un message lundi soir pour avertir les autres clubs de Pro League qu'il ne souhaitait plus être présent au Conseil d'Administration. Une façon de marquer son raz le bol pour la locomotive actuelle du foot belge. Vincent Mannaert, manager du FCB, se disait lassé des querelles intestines et du manque de vision commune des clubs pros, au terme d'une saison à nouveau marquée par les affaires et les recours.
24 intérêts individuels au lieu d'un intérêt commun
Il s'en est expliqué davantage, ce mardi: "Il y a encore énormément de travail à faire et j'espère que le nouveau CA sera capable de le faire. Il a reçu un mandat de l'AG pour commander une étude indépendante sur la vision pour le futur du foot belge. Il a un potentiel énorme, mais ces dernières saisons, une vision stratégique a manqué. C'est une des raisons pour laquelle on a donné ce signal en se retirant du CA. Le plus important est: que va-t-on réaliser? Ces derniers mois, il n'y avait pas un intérêt commun, mais 24 intérêts individuels. Mais il ne s'agit pas d'une fuite de notre part. On va continuer à soutenir les projets qui vont dans le sens d'un développement de cette vision. Mais il faut aussi du courage: si vous voulez faire partie des clubs rémunérés du foot belge, il faut oser donner la confiance à une expertise qui vient de l'extérieur et est objective. Sinon on se retrouvera dans une situation encore plus pénible dans le futur." Et si cette analyse arrive à la conclusion que la BeNeLeague est la solution à creuser pour faire grandir le foot belge, tant mieux, se dira probablement le Club, qui ne cache pas son envie de grandir avec ses voisins hollandais.
