Charleroi: les animaux, victimes indirectes du coronavirus
L'échevine carolo du Bien-Être Animal est choquée par d'irresponsables maltraitances infligées à certains animaux.
- Publié le 13-04-2020 à 18h00

S'ils ne sont pas directement exposés à des risques d'infection au coronavirus, en dehors de rarissimes cas constatés dans le monde, les animaux domestiques n'en sont pas moins des victimes, eux aussi, de cette épidémie.
"Des chats ont été lavés à l'eau de javel et brûlés sur le corps, d'autres se sont vus enduire les pattes de gel hydroalcoolique, ce qui a provoqué des lésions", rapporte l'échevine du Bien-Être animal Françoise Daspremont, qui se désole: "Nous avons aussi assisté à une poussée du nombre d'abandons volontaires à la SPA. Cela nous a amenés à mettre en place des actions pour lutter contre ces dérives."
Dans les jours qui ont suivi l'entrée de crise, un conseil consultatif du bien-être animal a été convoqué pour analyser la situation. Des actions de sensibilisation ont démarré dans la foulée: pour annoncer par exemple que les adoptions se poursuivent à la SPA.
"Et l'on sait que pour des personnes isolées, la compagnie d'un animal peut constituer une impérieuse nécessité, voire une urgence en cette période de confinement." Des messages sont relayés à l'attention du citoyen: le mode d'organisation des gardes vétérinaires, ou la possibilité pour les personnes âgées ou à mobilité réduite de faire promener leur chien par des bénévoles…
Dans cette compétence comme dans celle de la Santé, l'échevine Daspremont s'efforce d'activer des contacts, de mettre en relation des intervenants qui n'ont pas forcément l'habitude de travailler ensemble. Objectif: mieux coordonner les actions.
