À peine 30 écoliers sur 750 dans les cours de récréation
À Orp-le-Grand, ils n'étaient que sept enfants à être venus à l'école communale, hier matin. Ils sont restés dans la cour.

- Publié le 17-03-2020 à 06h16

La cloche sonne. Il est 8 h 30. Et, pourtant, aucun écolier ne se précipite pour former les rangs. Ils ne sont que deux enfants dans la cour de récré des primaires de l'école communale d'Orp-le-Grand. Et cinq dans la cour voisine des maternelles. Forcément, l'école, habituée à accueillir 150 enfants tous les jours, paraît bien vide. Les consignes ont donc été bien respectées à Orp-Jauche, comme dans la plupart des communes. Le bourgmestre, Hugues Ghenne, a pourtant craint qu'ils soient plus nombreux qu'une trentaine dans toute la commune. Vendredi dernier, la Commune a envoyé un formulaire à tous les parents pour évaluer le nombre d'enfants présents ce lundi. "La première vague de réponses indiquait que pas mal de parents comptaient malgré tout déposer leurs enfants à l'école. Il a fallu hausser le ton pour expliquer que c'était un service réservé aux personnes qui n'avaient pas d'autre solution." La tournure des événements, ce week-end, a probablement aussi fait changer les plans de quelques parents, suppose le bourgmestre.
"On ne peut pas laisser un petit bout pleurer"
Lundi, les enseignants étaient bien au poste. Plus nombreux que les enfants, du coup. La journée s'annonçait bizarre. Et aérée, puisque les enfants et les enseignants allaient rester dehors autant que possible.
Les instits avaient aussi la difficile mission d'éviter un maximum les contacts. "C'est la consigne. On fait ce qu'on peut. Mais on ne peut pas laisser un petit bout de trois ans pleurer quand ses parents s'en vont le matin", explique Sabrina Vanesse, institutrice en 2e maternelle.
Le gel hydroalcoolique est utilisé régulièrement. Les instits surveillent les enfants par paire. Les autres mettent la journée à profit pour préparer la prochaine fournée de devoirs qui seront communiqués aux enfants par mail via leurs parents.
