INTERVIEW | Antoine et Louise à "The Voice France": "Je me lâche à tous les niveaux"
Ce samedi soir, place aux battles à The Voice France sur TF1. Avec notamment Antoine Delie, originaire de Baudour, qui sera confronté au Suisse Kevin Dozot et Louise Combier, Française née à Bruxelles, qui chantera avec Don Pierre.
- Publié le 07-03-2020 à 07h00
- Mis à jour le 07-03-2020 à 09h00

Interview : Marc UYTTERHAEGHE
Il a été éblouissant lors de sa première prestation à The Voice France. Et ce soir, Antoine Delie s'apprête à relever le défi des battles. Si sa tête vous dit quelque chose, c'est normal. Antoine a tenté sa chance par deux fois à The Voice Belgique. Non repris lors de la saison 3 en 2014, il est allé jusqu'en quart de finale en 2015, coaché par Chimène Badi. Il ne peut pas nous révéler le titre de la chanson qu'il nous chante ce soir, mais on fait le point avec lui.
Antoine, comment vous sentiez-vous avant d'aborder la battle de ce samedi?
Il y avait un trac normal. J'avais vraiment envie de vivre un bon moment tout en étant concentré, comme lors des auditions à l'aveugle. J'avais envie de faire quelque chose de beau à deux, dans le partage.

Marc Lavoine a choisi de vous opposer à Kevin Dozot, qui avait séduit le coach sur "Madame rêve" de Bashung.
Oui, c'est un duel belgo-suisse! J'avais vu sa prestation lors des blinds et je l'ai trouvé hypertouchant, avec une prestation très intense. J'étais content de chanter avec lui mais aussi j'étais déçu de savoir que l'un de nous deux allait quitter l'aventure.
Revenons un peu en arrière. Pourquoi avoir choisi de vous présenter à The Voice en France?
Ce n'était pas ma volonté. Mais l'an dernier, j'ai commencé à publier des vidéos de reprises sur les réseaux sociaux et des chasseurs de talents qui travaillent avec Bruno Berbéres, le directeur de casting de The Voice France, m'ont repéré et proposé de venir passer le casting. Comme je crois dans le destin, je me suis dit "Fonce!" En plus, TF1, cela a une autre ampleur.

Vous aviez choisi de chanter "La pluie", en faisant un clin d'œil à vos racines?
Oui, c'était clairement pour faire référence à la Belgique. Et puis c'est chanté par un Français (Orelsan) et un Belge (Stromae) et moi je suis le petit Belge qui arrive en France… (rires)
Quatre coaches se sont retournés. Surpris?
J'ai senti que cela se retournait, mais j'ai préféré rester concentré sur ma prestation et profiter du moment. Par contre, j'ai été surpris par la rapidité.
Comment Marc Lavoine a su vous convaincre de le choisir?
Les trois autres coaches ont parlé de l'artiste que je suis, Marc Lavoine lui a parlé de l'humain. Il m'a dit que j'avais sans doute dû vivre des choses moins faciles et que j'avais sans doute mis du temps à m'accepter comme je suis. Cela m'a beaucoup touché. J'ai senti de la sincérité dans son regard.
Alice est folle (rires) mais c'est de la folie douce. C'est un OVNI.
Vous avez aussi eu le soutien d'Alice on the Roof chez nous…
Oui, je la connais depuis la saison 3 de The Voice Belgique. Elle vient du village juste à côté du mien. Nous avons des amis en commun et donc, nous avons continué à rester en contact. Elle me soutient et je l'adore. Elle est folle (rires) mais c'est de la folie douce. C'est un OVNI.
Vous avez fait des études d'instituteur…
Oui, à la HELHa de Mons. Mais je me suis rendu compte que ce n'était pas vraiment pour moi, même si je réussissais bien. Mais cela m'a permis de faire un stage en Bolivie, dans un lycée franco-bolivien à La Paz. C'est là que je me suis libéré et que j'ai commencé à m'accepter comme je suis, artistiquement et personnellement.
Si j'ai envie de porter quelque chose, je le porte. Je me lâche à tous les niveaux…
Dans le look aussi…
Oui, c'est vrai. C'est quelque chose d'important pour moi. Je ne me pose plus de questions. Si j'ai envie de porter quelque chose, je le porte. Je me lâche à tous les niveaux… J'aime faire du shopping, me balader à Paris dans le Marais.

Depuis votre passage sur TF1, je suppose que vos abonnés sur vos réseaux sociaux explose…
Oui, clairement. C'est bien, ça me permet de montrer autre chose aux gens.
TF1, 21.05

Surprise: Louise Cambier, annoncée comme étant originaire de Lyon, est en fait née à Bruxelles. "Mais je n'ai aucun souvenir, je n'y suis restée que deux ans. Je n'ai d'ailleurs pas la nationalité belge. Ma maman était enseignante et travaillait à Maubeuge et mon père faisait de la dorure sur bois. Ce qui est amusant, c'est que j'ai signé jeudi avec un booker belge, qui s'appelle Art-i (NDLR: qui s'occupe aussi de Rive, Balimurphy…) et donc j'aimerais bien découvrir l'endroit où je suis née."
Aujourd'hui, la jeune femme de 20 ans est étudiante dans une école de musique à Lyon. Lors des auditions à l'aveugle, elle a choisi d'interpréter Ton héritage, de Benjamin Biolay. "C'est un artiste que j'admire beaucoup. Cette chanson parle à tout le monde, j'aime son texte et sa mélodie."
Seul Marc Lavoine – très ému – s'est retourné. Il lui a dit de "ne pas beaucoup changer, de rester comme tu es là…" "C'était vraiment le coach que je voulais et ce qu'il m'a dit m'a énormément touchée. Je trouve que c'est le coach qui est le plus proche de mon univers musical. Il est très attaché au texte et pour moi cela a une très grande importance." Car Louise a pour spécialité de mettre des poèmes en musique. "J'ai publié trois titres. J'ai mis un texte de Marceline Desbordes Valmore en musique et deux de Michel Houellebecq. J'aime aussi Paul Eluard… Il faut que le texte me parle. Mais là, l'objectif est d'écrire mes propres textes en vue de sortir un EP dans un an."
Louise Cambier ouvrira cet épisode des battles avec Don Pierre sur Dis-lui toi que je t'aime, de Vanessa Paradis. "C'est une chanson écrite par Serge Gainsbourg, un artiste que j'écoute beaucoup." TF1 a déjà diffusé la vidéo en guise de teasing pour l'émission. La prestation du duo a de nouveau ému aux larmes Marc Lavoine, qui a ensuite conseillé à Louise de former un groupe avec Don Pierre. "Sur le moment même, j'ai cru qu'il voulait qu'on forme un duo pour poursuivre l'aventure. Mais cela ne fait pas partie de mes objectifs. Par contre, si Don Pierre rechante cette chanson en live, je veux bien la refaire avec lui."