Faut-il se méfier des compteurs Linky?
La Pepine Anne-Françoise Radermecker s'inquiète de l'installation futurede compteurs Linky. Elle y voit entre autres des risques pour la santé.

- Publié le 29-05-2019 à 06h00

Ce lundi, Anne-Françoise Radermecker, citoyenne pepine, a interpellé le conseil au sujet du décret du Parlement wallon prévoyant le déploiement des compteurs électriques communicants Linky. "Il y est stipulé que les personnes électro-hypersensibles peuvent refuser un compteur communicant dit "intelligent" chez elles. Mais cela doit être dûment objectivé. À part cette exception, le décret prévoit l'interdiction pour tout citoyen de s'opposer au placement de ces compteurs à son domicile", explique celle-ci.
Et cette imposition inquiète Anne-Françoise Radermecker. D'abord pour des questions de santé publique. "Tout comme les GSM, les compteurs communicants émettent des ondes électromagnétiques classées "potentiellement cancérogènes" par le Centre international de recherche sur le cancer et par l'Organisation mondiale de la santé (OMS)."
La protection du domicile est également remise en cause, tout comme la protection des données et de la vie privée. "Les nouveaux compteurs permettront une tarification de la consommation d'électricité en fonction de la tranche horaire. Contrairement à ce qui est annoncé, ils ne génèrent pas de réduction de la consommation là où ils sont déjà installés. Compte tenu du coût des compteurs et du coût de l'infrastructure à installer, on peut s'attendre à une augmentation de la facture d'électricité, ce qui va impacter en premier lieu les citoyens à faible revenu. Par ailleurs, les gestionnaires de réseaux d'électricité pourront couper à distance les compteurs d'électricité en cas de non-paiement et ainsi rendre de force le logement indécent", ajoute-t-elle. En France, plus de 820 communes ont refusé le placement des compteurs Linky sur leur territoire. La Pepine a donc demandé si la commune allait faire de même.
Doris Quadflieg, échevine de l'Énergie (Pepin) a tenu à revenir sur le vote de ce décret. "Il a été approuvé 37 voix pour, 33 contre et une abstention. Cela n'a donc pas fait l'unanimité à 100%. Certains vont se pencher sur le sujet. De notre côté, rien ne nous prouve ici que c'est à 100% sans risque pour la santé. Nous sommes très attentifs à ça. Pour l'espace Piqueray, nous allons installer une borne Wi-Fi mais nous ferons en sorte qu'elle n'émette ni vers l'école, ni vers les habitations." Le collège assure qu'il demandera au minimum le principe de précaution.
" Les premiers compteurs ne seront installés qu'entre 2023 et 2030. On a le temps de réfléchir et d'élaborer une stratégie pour s'opposer au décret, peut-être avec d'autres communes", note-t-elle, précisant que ces compteurs concerneront d'abord les gros consommateurs d'énergie. Affaire à suivre, donc.
