La petite boule du Bic

EdA - Jacques Duchateau

Qui utilise encore un stylo? Un vrai, muni d’une plume et d’un réservoir à pompe ou à piston, permettant de le remplir dans l’encrier?

À la rigueur, d’un stylo à cartouches…

Cela fait belle lurette que ce précieux objet qui faisait la fierté des communiants a déserté les poches et les plumiers. Remplacé par le stylo à bille, plus modeste mais tellement plus pratique. À tel point que celui-ci s’est adapté à tous nos besoins. De l’antique Bic cristal, qui s’inspirait encore de la forme du crayon, au révolutionnaire 4 couleurs des années 70, couronné de sa curieuse petite sphère en plastique. Pourquoi une telle petite boule, en réalité? La question s’est posée hier matin, au détour d’une conversation. Pour former les numéros sur les anciens cadrans de téléphone, semble-t-il… Depuis, les téléphones à cadran circulaire ont disparu et les petites boules des Bic également. Remplacées par un petit anneau permettant de suspendre le fameux 4 couleurs autour du cou. Notamment pour satisfaire le milieu médical, grand amateur de cet instrument.

Adieu la plume, exit le stylo et peut-être aussi le stylo à bille. Si l’écriture manuelle cède du terrain, il n’y a pas de raison que le célèbre Bic ne disparaisse pas à son tour, au profit du smartphone, de l’écran tactile et du fichier numérique. L’écriture ne sera plus une affaire d’encre, de réservoir et de tracé ondulant sur une feuille de papier mais de pixels et de batteries…

Encore que! Dans nos rédactions super-informatisées, tous les journalistes savent bien qu’il faut toujours avoir un bout de crayon dans sa poche pour partir en reportage. Car c’est le seul instrument qui permet d’écrire par tous les temps, y compris sous la pluie!