Au pays des trains d'hier et avant-hier
À deux pas de la gare de Saint-Ghislain, l'ancien atelier wagons de marchandises abrite l'une des plus belles collections ferroviaires qui soient.
- Publié le 20-07-2012 à 07h00

Ils sont une soixantaine de passionnés de chemin de fer groupés dans l'ASBL Patrimoine ferroviaire et tourisme. La plupart n'ont jamais été agents de la SNCB, même si le président de l'association, le Tubizien Baudouin Dieu (qui était en poste à Ath, lors du centenaire de la gare) est aujourd'hui chef de gare à Mons.
Avec les compliments du cleptomane
Parmi les secteurs d'activités de cette très dynamique ASBL créée voici bientôt 25 ans, il y a le "musée du rail de Saint-Ghislain". C'est une structure privée, la deuxième plus importante du genre en Europe. À ne pas confondre avec la division patrimoine historique de la SNCB holding. "On ne se marche pas sur les pieds, on veille à limiter au maximum les doublons. Ce qu'ils conservent, on ne le conserve pas et vice versa." assure Baudouin Dieu.
À Saint-Ghislain, ils ont un gros penchant pour le matériel de traction. Ensuite pour les voitures de voyageurs et le matériel divers. On trouve par exemple une panoplie de postes d'aiguillage et aussi des pièces anecdotiques insensées… tel ce distributeur ouvragé de papier hygiénique avec son rouleau d'époque… Sans doute subtilisé dans une "première classe" voici des dizaines d'années et confié à l'ASBL par un descendant du cleptomane!
Ne jamais se mélanger les pinceaux
On l'a dit, ce qui fait la force de ce musée (rarement ouvert au public individuel mais accessible toute l'année pour des visites de groupes) ce sont les machines. Elles sont petit à petit restaurées, remises en état, "dans leur livrée d'origine si possible ou alors dans la livrée qui a été la leur à un moment donné. Mais on traque les anachronismes, spécialement en termes de couleurs. Certaines machines peuvent avoir été peintes de différentes manières selon les époques, et avoir été équipées de différents accessoires au fil du temps, sans que tout cela ne corresponde…"
En un quart de siècle, le musée a accumulé des pièces de rechange en grand nombre. Le magasin déborde, mais c'est là comme ailleurs… souvent, c'est le boulon, le joint nécessaire qui est manquant. Et c'est parti pour de nouvelles recherches.
