Tout "Star Wars" s'était donné rendez-vous en Allemagne
Essen, au cœur de la Ruhr, était le théâtre le week-end dernier de la deuxième "Star Wars Celebration" européenne, la grand-messe dédiée à l'univers de "La guerre des étoiles".
- Publié le 29-07-2013 à 13h37
Trente-six ans après la sortie du tout premier film, "La guerre des étoiles" est toujours en mesure d'attirer d'un claquement de sabre-laser des milliers de fans convertis aux aventures spatiales imaginées par Georges Lucas. Du vendredi 26 au dimanche 28 juillet 2013, les halles de la Messe Gruga à Essen (Allemagne) avaient des airs de "galaxie lointaine, très lointaine" à l'heure d'accueillir les faux soldats de l'Empire et les Rebelles de pacotille absolument pas rebutés par le prix du ticket d'entrée.
Contre 55 € pour une seule journée ou 115,5 € pour le week-end complet, les afficionados de Luke Skywalker, Han Solo, R2-D2 and co ont hérité du droit… de dépenser encore plus. Une implacable stratégie mercantile que Jabba en personne ne renierait pas. Malgré les animations et les conférences, la "Star Wars Celebration", la deuxième organisée en Europe, est avant tout une immense planche à billets.
120 € l'autographe de Luke Skywalker
Dans le hall inaugural, les fabricants de produits dérivés s'en sont donnés à cœur joie. Place ensuite au business des tatoueurs spécialisés dans les motifs "Star Wars" et des vendeurs de jouets, figurines, objets et livres "vintage". Une simple figurine précieusement conservée dans son emballage de 1977 est susceptible d'atteindre des prix vertigineux. De quoi vous donner des regrets d'avoir osé organiser des batailles rangées avec vos petits bonshommes dans le bac à sable transformé en planète Tatooine.
Le sommet du surréalisme ? Le troisième hall et sa foire aux autographes. Prix du ticket pour quémander un autographe de Mark Hamill (Luke Skywalker), perdu dans les couloirs de l'oubli depuis 1983 et "Le retour du Jedi" : 120 €. Les bourses les plus modestes ont opté pour la princesse Leia, pardon Carrie Fischer (70 €), célèbre pour ses macarons capillaires dans "La guerre des étoiles" (1977) et son bikini métallique dans "Le retour du Jedi" (1983). Amusant : il suffit d'avoir porté le masque d'un monstre entraperçu trente seconde à l'écran pour intégrer le clan des autographes rémunérés.
Au-delà de cette dimension mercantile qui a proprement ruiné les prétentions cinématographiques de la deuxième trilogie, l'élément le plus marquant de cette convention était sans conteste l'incroyable engouement des fans, susceptibles de se déplacer par familles entières déguisées de pied en cap pour partager leur passion commune. La Force était vraiment avec eux.
