JO d’hiver de Pékin : un passage de flambeau très politique

Le régime a confié la flamme olympique à un militaire impliqué dans le conflit avec l’Inde.

Ct.B.
JO d’hiver de Pékin : un passage de flambeau très politique
Le vice-Premier ministre chinois Han Zheng lors du transfert de la flamme olympique, le 2 février. ©AFP

Qui a dit que les Jeux Olympiques ne devaient pas être pollués par des considérations politiques ? Pas le régime Chinois, qui n'a pas manqué de froisser son voisin et rival Indien en confiant cette semaine une partie du trajet de la flamme à un certain Qi Fabao. L'homme n'est pas un athlète, mais un commandant militaire gravement blessé lors de combats qui ont opposé la Chine et l'Inde dans la vallée du Galwan, non loin de la frontière sino-indienne, en 2020. "Une escarmouche causée par la provocation de l'Inde", a commenté Chen Qingqing, la journaliste du média étatique chinois Global Times, qui a couvert le passage de flambeau, vidéo à l'appui. Une explication un peu simpliste : depuis la guerre qui a opposé les deux puissances en 1962, la vallée du Galwan (Himalaya), est âprement disputée, du fait que la ligne frontalière dans cette région escarpée est incertaine.