Grève nationale ce mardi 29 avril: 5.000 manifestants à Liège, 4.000 à Bruxelles et plus de 1.000 à Charleroi

Les syndicats chrétiens et socialistes ont relancé ce mardi 29 avril 2025 une série de mobilisations aux quatre coins du pays pour dénoncer la politique menée par le gouvernement fédéral. Plusieurs milliers de manifestants sont descendus dans les rues de Bruxelles, Charleroi, Namur, Anvers ou encore Gand.

Belga

Plusieurs milliers de manifestants se sont élancés mardi vers 10h45 depuis le boulevard Albert II, à proximité de la gare du Nord à Bruxelles, vers le Mont des Arts.

Le cortège a débuté sous les chants des militants et le vacarme des sifflets et des pétards. Les syndicats chrétiens et socialistes manifestent pour dénoncer la politique du gouvernement fédéral.

De nombreuses professions sont représentées dans le cortège: cheminots, ouvriers de la métallurgie, fonctionnaires, personnel soignant, artistes, etc.

Les manifestants sont passés devant la Clinique Saint-Jean, le campus UCLouvain - Saint-Louis, la Tour des Finances avant de remonter vers le Mont des Arts, en passant devant le siège de la N-VA.

4.000 manifestants présents à Bruxelles

Le cortège de manifestants a atteint le Mont des Arts à Bruxelles dans le calme, aux alentours de 12h. Les participants ont défilé sereinement dans les rues de la capitale. Syndicats et police s'accordent sur une mobilisation d'environ 4.000 personnes.

Une série de discours ont été donnés, principalement consacrée aux témoignages de militants sur leur quotidien.

BRUSSELS, BELGIUM - APRIL 29 : Demonstration as part of the national day of action by CSC, ACV, ABVV and FGTB against the measures of the new federal government Arizona on April 29, 2025 in Brussels, Belgium, 29/04/2025 ( Photo by Didier Lebrun / Photonews
De nombreuses professions sont représentées dans le cortège: cheminots, ouvriers de la métallurgie, fonctionnaires, personnel soignant, artistes, etc.

Contre les mesures validées dans l'accord de Pâques

Les manifestants protestent contre les mesures de l'accord de gouvernement, validées dans l'accord de Pâques sur le budget fédéral 2025. Ils dénoncent notamment la limitation dans le temps des allocations de chômage, la réforme des pensions, en particulier celle des fonctionnaires, ainsi que des coupes dans les services publics.

Des mesures que les syndicats jugent incompatibles avec la hausse du budget de la Défense afin d'atteindre les 2% du PIB à partir de cette année.

D'autres actions sont prévues dans les grandes villes du pays, notamment à Charleroi, à Liège et à Anvers.

Minute de silence et cercueil devant le siège de la N-VA

Une délégation syndicale a symboliquement déposé un cercueil devant le siège de la N-VA, situé rue Royale à Bruxelles, sous haute protection policière.

La délégation a ensuite tenu une minute de silence. Aucun membre du parti n'est descendu à la rencontre de la délégation, selon les syndicats.

Le reste du cortège n'a pas pu approcher du siège du parti du Premier ministre, barricadé par les forces de l'ordre au niveau de la place du Congrès.

Les manifestants se sont donc arrêtés devant la Colonne avant de poursuivre leur chemin vers le Mont des Arts au retour de la délégation.

Union members pictured outside the N-VA headquarters during a demonstration of socialist trade union FGTB/ABVV and Christian union CSC/ACV on Tuesday 29 April 2025, in Brussels. The demonstration is a part of a national day of action to protest against the austerity and pension reforms of the federal Arizona government.
BELGA PHOTO ERIC LALMAND
Une délégation syndicale a symboliquement déposé un cercueil devant le siège de la N-VA.

Un long cortège à Charleroi contre les mesures de l'Arizona

Plus d'un millier de personnes ont défilé mardi matin dans les rues de Charleroi à l'occasion de la journée de grève décidée par la FGTB et la CSC. Le cortège a démarré devant le CPAS de Charleroi pour descendre ensuite vers la Ville Basse.

Comme ailleurs dans le pays, le front commun syndical dénonce les mesures décidées ou envisagées par l'Arizona, en particulier en matière de pensions ou d'allocations de chômage.

Parmi les manifestants, on trouvait beaucoup de travailleurs en grève, notamment du CPAS de Charleroi et du TEC Charleroi. Avaient également rejoint le cortège des travailleurs de La Louvière et du Brabant wallon. Des militants des Jeunes FGTB et des Jeunes CSC étaient aussi présents également.

"Beaucoup de gens nous disent qu'ils n'ont pas voté pour le programme qu'est en train de mettre en œuvre la majorité fédérale et qu'ils ne veulent pas de cette attaque brutale contre des pans entiers de la société", a affirmé Philippe Barbion, président de la FGTB Charleroi Sud Hainaut.

A national strike of socialist trade union FGTB/ABVV and Christian union CSC/ACV, in Charleroi, Tuesday 29 April 2025. The strike is part of a national day of action to protest against the austerity and pension reforms of the federal government.
BELGA PHOTO MATHIEU COLINET
Parmi les manifestants, on trouvait beaucoup de travailleurs en grève, notamment du CPAS de Charleroi et du TEC Charleroi.

5.000 personnes ont défilé entre Rocourt et l'hôpital de la Citadelle de Liège

Environ 5.000 personnes ont manifesté mardi en milieu de journée contre les mesures "antisociales" du gouvernement fédéral, a indiqué la police de Liège. Le cortège est parti vers 11h30 de l'hypermarché Cora de Rocourt en direction de l'hôpital de la Citadelle, à Liège même, où il est arrivé peu avant 13h. Il s'agissait là d'un trajet symbolique reliant le secteur privé au secteur public.

Avec 5.000 participants selon la police et 8.000 selon les syndicats, le rassemblement est un succès pour les organisations syndicales.

Vers 13h15 mardi, quelques discours se tenaient encore dans le parc situé à côté de l'hôpital de la Citadelle. La manifestation devait ensuite se terminer.

Une journée d'action, organisée par le front commun syndical, a lieu ce mardi aux quatre coins du pays pour dénoncer la politique menée par le gouvernement fédéral et notamment sa réforme des pensions.

200 membres de la FGTB se mobilisent à Namur

Environ 200 membres de la FGTB, selon la police, se sont mobilisés contre les mesures de l'Arizona à Namur. Les cheminots, à l'initiative de l'action, ont été rejoints par les travailleurs des services publics et du privé.

La manifestation s'inscrivait dans le cadre de la journée d'action nationale décrétée ce 29 avril. Elle visait à dénoncer "le démantèlement social orchestré par le gouvernement Arizona". Le message affiché était clair: "Stop à la flexibilité imposée, au sabotage de la sécurité sociale et aux attaques contre les plus précaires".

L'action a débuté dès 5h30 par un piquet de grève devant l'atelier central de la SNCB à Salzinnes. Un grand rassemblement a ensuite eu lieu à 8h30 rue des Bas Prés. Les manifestants se sont alors dirigés en cortège vers la gare de Namur, où plusieurs secrétaires ont pris la parole. Si de nombreux fumigènes ont été brandis et que des pétards ont retenti, tout s'est toutefois déroulé dans le calme. Il n'y a pas eu d'incident à déplorer, a souligné la police.

5.000 personnes ont défilé à Liège

Environ 5.000 personnes ont manifesté en milieu de journée contre les mesures "antisociales" du gouvernement fédéral, a indiqué la police de Liège. Le cortège est parti vers 11h30 de l'hypermarché Cora de Rocourt en direction de l'hôpital de la Citadelle, à Liège même, où il est arrivé peu avant 13h. Il s'agissait là d'un trajet symbolique reliant le secteur privé au secteur public.

Avec 5.000 participants selon la police et 8.000 selon les syndicats, le rassemblement est un succès pour les organisations syndicales.

Vers 13h15, quelques discours se tenaient encore dans le parc situé à côté de l'hôpital de la Citadelle.

Des collages contre les mesures antisociales à Bruxelles

Lors d'une action organisée par le collectif "Commune colère", des militants ont collé sur les murs de la capitale des messages dénonçant la politique du gouvernement fédéral. 

Quelque "383 milliards d'évasion fiscale: Arizona vole dans les mauvaises poches", arborait un slogan placardé sur la façade de la Tour des Finances. Le collectif, qui se définit comme une "assemblée de travailleurs et travailleuses déterminés à contrer les attaques de la droite et de l'extrême-droite", entendait visibiliser "la parole des victimes de l'Arizona" le long du parcours de la manifestation.

"Pendant une semaine, on a récolté des phrases émanant de travailleurs, de jeunes ou encore de personnes en congé-maladie, qui souhaitaient faire passer leurs messages auprès du gouvernement fédéral", explique Navid, membre de Commune colère.

L'objectif de l'action consiste à dénoncer les "attaques brutales" de la coalition Arizona contre les travailleurs, les personnes précaires et les chômeurs, tout en mettant "les partis complices de cette offensive antisociale et anti-écologique" face à leurs responsabilités.

"Austérité ? Ose dire la vérité ! T'es un ministre sous-payé", "Des pensions dignes, pas des miettes", "Bart avance, Vooruit recule : la rupture sociale est en marche", affichaient certains des messages.

Selon le collectif, "il n'y aura pas de paix sociale sans justice sociale, ni de justice sociale sans chute du gouvernement Arizona."

"Alors que les travailleurs sont sommés de trimer plus pour gagner moins, les entreprises reçoivent un cadeau d'un milliard d'euros en réduction de cotisations. Le gouvernement aligne ses priorités sur l'agenda de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB), au détriment de l'immense majorité de la population", conclut Camille, militante de Commune colère.

"La mobilisation fonctionne"

Les représentants des différents mouvements syndicaux ont rencontré le ministre fédéral de l'Emploi et de l'Économie, David Clarinval, pour l'interpeller sur les mesures "antisociales" de la coalition Arizona. De potentielles avancées en matière d'allocation de garantie de revenus ont été évoquées.

Des militants issus des différents mouvements syndicaux s'étaient donné rendez-vous mardi matin devant la maison communale de Bièvre, où leurs représentants ont rencontré le ministre David Clarinval en début de matinée, dans son fief. Une réunion que le ministre de l'Emploi et de l'Économie a qualifiée de "respectueuse" et "constructive".

"Je pense que nous avons pu aborder certaines questions de manière plus approfondie pour ouvrir d'éventuelles discussions sur certains points de détail", a déclaré David Clarinval. "Nous avons écrit aux partenaires sociaux pour qu'ils nous remettent leur avis sur le texte en première lecture. Il y a certains points sur lesquels nous allons pouvoir discuter en vue de la deuxième lecture au sein du gouvernement. Évidemment, nous ne partageons pas toujours le même avis, mais il y a des choses sur lesquelles on pourra se rencontrer je pense."

S'ils déplorent toujours les nombreux désaccords qui les opposent au vice-premier ministre, les syndicats évoquent toutefois des avancées potentielles, en matière d'allocations de garantie de revenus (AGR) notamment. "Ces compléments chômage sont surtout une réalité pour les travailleurs et travailleuses qui travaillent à temps partiel pour un tout petit salaire. Dans le texte actuel, cette AGR est limitée à deux ans maximum. Apparemment, le ministre n'est pas hostile à la possibilité d'avoir une nouvelle discussion sur le sujet", souligne Isabelle Meerhaeghe, secrétaire fédérale CSC Namur-Dinant.

"Cela signifie que la mobilisation fonctionne. Mais il reste énormément de chemin", poursuit Sébastien Carboni, secrétaire régional FGTB Namur.

Près de 2.000 manifestants à Gand

Environ 2.000 manifestants ont défilé dans le centre de Gand pour protester contre les mesures du gouvernement fédéral. La police a estimé le nombre de participants à 1.800.

Le cortège aux couleurs de l'ABVV-FGTB et de l'ACV-CSC s'est élancé vers 10h45 de Korenlei et s'est terminé vers midi sur le Vrijdagmarkt. En cours de route, les syndicats ont distribué des cactus aux passants, en référence aux mesures du gouvernement Arizona.

Un long cortège à Charleroi: plus d'un millier de manifestants

Plus d'un millier de personnes ont défilé dans les rues de Charleroi. Le cortège a démarré devant le CPAS de Charleroi pour descendre ensuite vers la Ville Basse.

Parmi les manifestants, on trouvait beaucoup de travailleurs en grève, notamment du CPAS de Charleroi et du TEC Charleroi. Avaient également rejoint le cortège des travailleurs de La Louvière et du Brabant wallon. Des militants des Jeunes FGTB et des Jeunes CSC étaient aussi présents également.

"Beaucoup de gens nous disent qu'ils n'ont pas voté pour le programme qu'est en train de mettre en œuvre la majorité fédérale et qu'ils ne veulent pas de cette attaque brutale contre des pans entiers de la société", a affirmé Philippe Barbion, président de la FGTB Charleroi Sud Hainaut.

Des cactus distribués à Louvain

Une action a eu lieu à Louvain, où quelques dizaines de manifestants portant les couleurs de l'ACV-CSC ont distribué des petits cactus aux commerçants pour dénoncer "les conditions de travail épineuses" des salariés. Des travailleurs de Takeaway se sont joints à l'action.

5.000 manifestants à Anvers

Un cortège rouge et vert s'est élancé dans les rues d'Anvers vers 11h et devrait s'achever vers 13h sur la Sint-Jansplein. Selon la police locale, entre 4.000 et 5.000 manifestants sont présents.

"Nous disons non à ce gouvernement de casseurs", a lancé un porte-parole de l'ACV-CSC. "Les gens devront travailler avec de plus en plus de flexibilité alors que les salaires sont gelés."

Les syndicats dénoncent le fait que la loi sur la norme salariale reste en vigueur, empêchant l'augmentation des salaires bruts, alors que les entreprises "bénéficient d'une réduction supplémentaire des cotisations de 1,5 milliard d'euros".

Les manifestants s'insurgent aussi contre la suppression de l'interdiction du travail la nuit et des jours de fermeture. "Les quelques moments de repos qui nous restaient disparaissent", déplorent-ils. "Concilier travail et vie de famille sera donc encore plus difficile."

Les syndicats exigent notamment des accords clairs dans les conventions collectives de travail, avec au moins cinq semaines de congés légaux pour tous.

4.000 personnes dans le cortège à Bruxelles

Le cortège de manifestants a atteint le Mont des Arts à Bruxelles dans le calme, aux alentours de 12h. Les participants ont défilé sereinement dans les rues de la capitale. Syndicats et police s'accordent sur une mobilisation d'environ 4.000 personnes.

Une série de discours est prévue, principalement consacrée aux témoignages de militants sur leur quotidien.

Une minute de silence et un cercueil devant le siège de la N-VA

Une délégation syndicale a symboliquement déposé mardi un cercueil devant le siège de la N-VA, situé rue Royale à Bruxelles, sous haute protection policière.

La délégation a ensuite tenu une minute de silence. Aucun membre du parti n'est descendu à la rencontre de la délégation, selon les syndicats.

Le reste du cortège n'a pas pu approcher du siège du parti du Premier ministre, barricadé par les forces de l'ordre au niveau de la place du Congrès.

Les manifestants se sont donc arrêtés devant la Colonne avant de poursuivre leur chemin vers le Mont des Arts au retour de la délégation.

Le cortège de la manifestation s'est élancé vers le Mont des Arts

Plusieurs milliers de manifestants se sont élancés vers 10h45 depuis le boulevard Albert II, à proximité de la gare du Nord à Bruxelles, vers le Mont des Arts. Le cortège a débuté sous les chants des militants et le vacarme des sifflets et des pétards. Les syndicats chrétiens et socialistes manifestent pour dénoncer la politique du gouvernement fédéral.

De nombreuses professions sont représentées dans le cortège: cheminots, ouvriers de la métallurgie, fonctionnaires, personnel soignant, artistes, etc.

Les manifestants passeront devant la Clinique Saint-Jean, le campus UCLouvain - Saint-Louis, la Tour des Finances avant de remonter vers le Mont des Arts, en passant devant le siège de la N-VA.

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