Verviers : après avoir été reconnu victime de harcèlement, il se retrouve poursuivi pour harcèlement… envers celle qui l'avait harcelé
L'homme, qui a déposé 42 plaintes, a déclaré que "si la justice ne s'occupait pas d'elle, il le ferait lui-même".
- Publié le 16-06-2026 à 19h08

Le parquet général a requis une peine de probation autonome ou une peine de travail à l'encontre de Michel (les prénoms sont d'emprunt) qui doit répondre devant la cour d'appel de Liège d'avoir harcelé Diana… sa harceleuse !
En 2018, une dame a écopé de 18 mois de prison avec sursis probatoire devant le tribunal correctionnel de Verviers pour avoir harcelé une dizaine de personnes… Elle avait notamment comme conditions de se soumettre à un traitement psychiatrique, mais aussi une interdiction de s'adonner à tout harcèlement sur les réseaux sociaux.
Le courroux de Diana a débuté suite à l'échec d'une formation d'aide-soignante. Elle estime qu'une dizaine de personnes sont responsables de ce fait. Elle a alors décidé d'inonder ces personnes d'e-mails haineux et menaçants, de coups de fil anonymes ou encore de canulars téléphoniques en usant de fausses identités.
Elle a utilisé jusqu'à 200 fausses identités dans ses e-mails. Elle a aussi usé de Facebook pour s'en prendre aux victimes.
"Il faut la tuer"
La directrice du centre de formation a fini par faire un burn-out suite aux comportements répétés de Diana.
Quant à Michel, il a expliqué avoir dû arrêter sa formation et s'être séparé suite aux manœuvres de l'intéressée. En effet, cette dernière a déclaré avoir eu une relation avec l'homme, ce que ce dernier a totalement démenti.
Michel a fini par réaliser lui-même des publications Facebook. "Cette femme, il faut la tuer, en l'envoyant en Ukraine", a-t-il notamment écrit. Devant un policier, il a déclaré : "Si elle continue et que la justice ne s'en occupe pas, je m'en occuperai moi-même."
Devant la cour, il a indiqué qu'il avait été contraint de mettre fin à ses études suite aux comportements de la dame. "Elle est venue s'inscrire dans la même école que la mienne. J'ai perdu ma compagne à cause d'elle. J'ai déposé 42 plaintes à son encontre. J'ai été menacé par son compagnon."
Michel s'est alors muni d'un couteau et l'a fait savoir à la justice verviétoise. Il s'est lui-même retrouvé poursuivi pour menaces, harcèlement et port d'arme.
L'avocate de Michel a fait savoir à la cour que la dame serait à nouveau poursuivie en septembre prochain devant les juridictions verviétoises pour harcèlement et menaces. Elle a estimé que son client avait agi en état de contrainte irrésistible. Elle a plaidé l'acquittement.
