Polémique de la crèche sur la Grand-Place: l'"Etoffes de la Nativité" ne sera plus exposée en public
Elle connaîtra une seconde vie dans une église du centre-ville. La commune de Bruxelles réfléchit.
- Publié le 16-06-2026 à 13h47
- Mis à jour le 16-06-2026 à 14h10

Le 26 novembre dernier, il n'a fallu que quelques heures pour que la polémique s'enflamme. Le jour de sa mise en place, la nouvelle crèche de la Grand-Place de Bruxelles suscita de très nombreux débats.
Réalisée par l'artiste Victoria-Maria Geyer, cette installation intitulée "Étoffes de la Nativité" remplaçait la précédente qui tombait en ruine. Les Bruxellois passaient d'une représentation très classique de la nativité – une étable de bois, de la paille, quelques moutons, Marie, Joseph et Jésus – à une représentation plus audacieuse. L'artiste, sous une tente de tissu, avait représenté les personnages traditionnels de la crèche, revêtus d'étoffes de couleurs et sans visage particulier – pour que chacun puisse y refléter le sien.
Souhaitée par la Ville, le doyenné et l'archidiocèse de Malines-Bruxelles, cette crèche suscita une polémique serrée et violente. Beaucoup regrettèrent – entre autres – l'absence de visage. Sous l'échange d'arguments légitimes, le débat prit une forme très agressive sur les réseaux. Et particulièrement envers l'artiste. Comme elle le confie à La Libre, ces réactions furent tellement violentes qu'elle n'a pas souhaité que sa crèche soit de nouveau exposée.
Réflexions en cours du côté de la commune
Les autorités de la Ville et de l'Église ont compris cette demande, malgré le fait que cette crèche, budgétisée à hauteur de 58 000 euros, devait être exposée au minimum cinq ans. Comme le confirme Benoit Lobet, doyen de la cathédrale, l'œuvre "Étoffes de la Nativité" connaîtra une seconde vie.
Elle sera exposée dans l'église Notre-Dame du Bon Secours, près de la place Fontainas dans le centre-ville. Ce lieu de culte était à la recherche d'une crèche. Bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close (PS) précise que des réflexions sont en cours, du côté de la commune, pour imaginer une nouvelle crèche pour la Grand-Place.
