Drogues: 850 appels à l'aide en Wallonie, 1.400 à Bruxelles
Infor-Drogues vient en aide aux personnes confrontées à la drogue et a reçu plus de 3.000 appels en 2017.

- Publié le 08-02-2018 à 17h36

Une soixantaine d'appels par semaine, sans compter les consultations et les courriers
La drogue reste un véritable fléau et la Belgique n'y échappe pas. L'actualité récente, à Charleroi, l'a encore prouvé: un vaste trafic de cocaïne et d'héroïne, dont les dirigeants n'hésitaient pas à utiliser des mineurs comme dealers, y a été démantelé par la section stupéfiants de la police locale carolo pas plus tard que ces derniers jours. Ce cas-ci est évidemment un cas "spectaculaire"… À Infor-Drogues, une ASBL subsidiée par des fonds publics, on aide les personnes confrontées directement ou indirectement à la drogue.
En 2017, la permanence téléphonique d'Infor-Drogues a reçu 3.200 appels à l'aide. Cela signifie que l'association, joignale six jours sur sept – de 8h à 22h du lundi au vendredi -, a reçu en moyenne une soixantaine d'appels par semaine.
Quelles sont les raisons de ces appels?
Ce qui pousse les appelants à former le numéro d'Infor-Drogues? "Les raisons sont multiples," précise Jean-Michel De Herde, psychologue au sein de l'ASBL, qui peut compter sur six temps plein – 4 assistants sociaux et 2 psychologues – pour le service de consultation et de permanence téléphonique.
Consommation personnelle, consommation d'un proche, demande relative à la législation, information sur les produits, demande d'adresse, fatigue psychique, envie de se suicider, solitude, problèmes de couple, tensions familiales, décrochage scolaire, ennuis juridiques…
Autant de "portes d'entrée" qui vont conduire à un travail de prise en charge plus ou moins conséquent – accompagnement téléphonique, consultation, orientation – "et portant sur les difficultés d'exister et tout simplement d'être heureux dans la vie".
