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ART GIRATOIRE (1/4) – Histoires d’œuvres et de ronds-points: anecdotes et malédictions

On passe devant sans nécessairement les voir, on tourne autour, on repart. Les œuvres d’art sur les ronds-points font partie de notre quotidien sans que l’on connaisse vraiment les histoires qu’elles ont à nous raconter. Dès lors, en voici quelques-unes…

Pour les artistes, proposer puis réaliser une œuvre d’art qui sera posée sur un rond-point est parfois un véritable parcours du combattant. Et les désillusions ne sont pas rares. On a encore en mémoire cette mésaventure du sculpteur français Siop, au début des années 2000, qui s’était enchaîné à son œuvre au milieu d’un rond-point de Beauraing pour réclamer ce que la Ville et un mécène lui devaient. Il avait même fait une grève de la faim (mais les habitants venaient le nourrir, nous dit-on).

Découvrez-le dans un extrait du JT de la RTBF, en vidéo ci-dessus (archives Sonuma).

Des échasseurs salés

À Namur, les «Échasseurs» trônent fièrement à une extrémité du pont des Ardennes. Ils sont l’œuvre du Namurois Guy Leclercq. Il nous raconte leur histoire et leurs déboires.

ART GIRATOIRE (1/4) – Histoires d’œuvres et de ronds-points: anecdotes et malédictions Art giratoire – Ronds-points de Wallonie HISTOIRES – Namur – Les échasseurs, de Guy Leclercq.-ÉdA – Jacques Duchateau

«Quand, fin des années 90, le ministre Michel Lebrun (PSC) m’a demandé une œuvre pour placer sur le rond-point du pont des Ardennes, j’ai d’abord réalisé un modèle réduit en résine puis en bronze. Il faut savoir que cela représente 400 heures de travail. Et il y a aussi le coût des matériaux: ici, il y a pour 8 000€ de silicone» (utilisé pour réaliser les moules dans lesquels sera coulé le bronze). Sans compter le coût du bronze…

«Mais il y a eu un énorme problème. C’était un cadeau de la Région wallonne à la Ville de Namur. La Ville ne m’avait rien commandé du tout. Et Jean-Louis Close (PS), qui était alors bourgmestre, a refusé de les installer. Close et Lebrun ne s’entendaient pas du tout. Donc pendant deux ans, les Échasseurs ont été stockés rue des Mines, dans un hangar où on va chercher le sel de route. Quand on a enfin décidé de les mettre en place, j’ai dû passer 15 jours à les nettoyer et les patiner parce qu’ils étaient oxydés. C’est pour ça qu’ils sont si foncés.» Une vraie malédiction…

De l’œuvre mal-aimée de Nivelles jusqu’à l’histoire, qui se termine plutôt bien, du sculpteur amputé de Sprimont, vous découvrirez d’autres anecdotes, heureuses et moins heureuses, dans notre documentaire consacré à l’art giratoire, «Les ronds-points, ces musées à ciel ouvert». Vous y lirez aussi des infos sur le coût de ces œuvres d’art, le mécénat, pourquoi et comment place-t-on des œuvres d’art sur les ronds-points… les réponses à toutes les questions concernant ces œuvres qui font notre quotidien.

 

Dès ce samedi matin, découvrez notre documentaire consacré à l’art giratoire, «Les ronds-points, ces musées à ciel ouvert» à l’adresse www.lavenir.net/art-giratoire Anecdotes, coût, mécénat, pourquoi et comment… Vous y trouverez les réponses à toutes les questions concernant ces œuvres qui font notre quotidien.

 

ART GIRATOIRE (1/4) – Histoires d’œuvres et de ronds-points: anecdotes et malédictions Art giratoire – Ronds-points de Wallonie HISTOIRES – Nivelles zoning Sud: l’œuvre mal-aimée.-ÉdA – Jacques Duchateau

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