C'est un Français du Brabant wallon qui a tourné "Made in Belgium"
Le succès de la vidéo "Made in Belgium" dépasse les pronostics de son créateur, Camille Herbin, un… Français qui vit à Grez-Doiceau.

- Publié le 14-01-2017 à 05h00

Originaire de Valenciennes, Camille Herbin a traversé la frontière pour le besoin de ses études qu'il a suivies à Namur. Aujourd'hui, niché à Grez-Doiceau, l'homme se dit "belge" d'adoption. Et c'est presque une certaine fierté pour lui qui, au travers d'une vidéo, déclare son amour pour notre pays et ses habitants. Oui, la vidéo Made in Belgium, c'est lui. À peu près 350 000 vues en quelques jours, la vidéo a été reprise sur toutes les sites d'actualités belges, elle a été partagée par des centaines de personnes… "Elle m'a presque échappé, sourit Camille encore tout étonné d'un tel engouement. Je voulais qu'elle crée un émoi et ça a fonctionné. Faire du bien aux gens, c'est ce que je voulais."
Mission réussie bien au-delà des espérances pour Camille dont la vidéo reste une passion: "Il n'y a aucun but lucratif derrière ce projet qui résulte d'un travail bénévole et personnel. Un travail de plusieurs mois qui a commencé fin 2015. J'aurais pu la sortir plus tôt mais il y a eu les attentats. Mais je ne voulais pas qu'elle soit récupérée."
En sept minutes, les images montrent le pays dans ce qu'il a de plus beau: "Il fallait des images qui envoient! J'en ai écarté de nombreuses pour rester dans le format que je voulais. On me dit qu'il n'y en a pas assez pour le côté flamand, ce n'est pas intentionnel. J'ai probablement retenu ce qui me tenait le plus à cœur mais je n'ai absolument rien contre les Flamands. Ma première petite amie était flamande et ma meilleure amie est flamande."
Made in Belgium traverse aussi le Brabant wallon en survolant le Lion de Waterloo, des images prises depuis un hélicoptère par Wim Robberechts.
"Un jour, quand j'étais encore à Namur, un ami m'a invité à assister à un Grand Prix à Spa-Francorchamps et j'ai été sidéré par le changement de paysage en une quarantaine de minutes."
C'est ça la Belgique, c'est petit mais on y trouve plein de petits bijoux, selon Camille: "Ça sert à rien de jalouser le patrimoine des pays voisins. Le Belge est sévère avec lui et son pays, pourtant je suis constamment surpris par la beauté des nouveaux endroits que je découvre et j'ai toujours adoré l'esprit de dérision des Belges. Rien à voir à ce que j'ai connu en France même si Valenciennes n'est qu'à quelques kilomètres."
Camille semble presque embarrassé d'un tel buzz. Il embraie d'ailleurs sur ses autres projets qu'il mène sous le nom de Global Movie Production: "La vidéo, c'est un peu comme un second métier. J'ai déjà réalisé des vidéos pour Grez de Folie, la G-Move, les festivités de la Saint-Georges… Je travaille aussi avec le team Bousten Ginion Racing et L'Escalpade, un projet qui me tient fort à cœur, d'autant plus que mon fils fréquente ce centre."
