Braine et Grez, constat d'échec mais pas de résignation
Braine et Grez-Doiceau sont passés à côté de leur premier tour pour de multiples raisons. Le point à mi-parcours avec les présidents.
- Publié le 13-12-2016 à 05h00

Présidents de Braine et de Grez-Doiceau, Didier Van Hoof et Pascal Vanden Bossche analysent le mauvais premier tour de leur équipe.
Messieurs, comment jugez-vous le premier tour de vos couleurs?
Didier Van Hoof: En deçà de nos espérances évidemment. On voulait confirmer notre belle saison précédente. Mais on a mal commencé, en vivant notamment une préparation difficile. Derrière, on ne s'en est jamais vraiment remis.
Pascal Vanden Bossche: Vu nos résultats et le classement, ce n'est pas très folichon. Mais si on regarde les matches disputés jusqu'à présent, nous n'avons jamais été ridicules. Les chiffres ne sont pas bons mais je suis content du groupe, du staff et du travail effectué par tout le monde.
Quelle est la principale explication, selon vous, à cette situation?
D.V.H.: Il y en a une multitude. La principale réside dans le fait de n'avoir pu défendre nos chances de jouer la montée au tour final en mai dernier. Du coup, on a eu des difficultés, mentalement, à se relancer dans un nouveau défi. Puis, la malchance s'en est mêlée avec un tas de blessures de cadres (Cordier, Biot, Attia, etc.). Puis, sur le terrain, on n'arrive pas à gagner des matches où on domine et mène par plusieurs buts. La preuve qu'on a un souci au niveau mental. Mais au final, la vraie raison de tout ça, on ne la connaît pas. Sans quoi on aurait déjà tenté d'apporter des solutions.
P. V.B.: J'en vois deux. Il nous manque un véritable buteur pour concrétiser nos nombreuses occasions, comme le staff a dû composer avec les moyens du bord vu le nombre de blessés et absents.
Un mot sur le niveau de la série?
D.V.H.: Plus équilibré que l'an passé quand Eppegem et Diest survolaient le championnat. Ici, c'est nettement plus serré et ça joue ni plus ni moins au foot que les années précédentes. Le niveau général reste plutôt bon.
P.V.B.: Il est assez bon. On avait déjà connu la P1 il y a quelques saisons mais on avait alors Sébastien Theys pour nous marquer des buts. Ce qui ne nous a pas empêchés de descendre.
Quelle équipe vous a le plus impressionné?
D.V.H.: Veltem. Une équipe douée techniquement, bien organisée, etc. Pas étonnant qu'elle soit deuxième.
P.V.B.: Le Sporting Bruxelles.
Braine est treizième et Grez-Doiceau dernier. Que pensez-vous du parcours de l'autre club du BW?
D.V.H.: Grez ayant perdu pas mal de joueurs clés à l'intersaison, je pense qu'ils s'attendaient à vivre un premier tour délicat. Mais ça reste une équipe emmenée par un coach de caractère et qui ne lâchera rien, j'en suis sûr.
P.V.B.: Ils sont dans le même cas que nous, déçus de la situation. On ne s'attendait pas à être derniers alors que Braine visait le haut du tableau.
Malgré vos situations délicates respectives, les perspectives sont-elles optimistes pour la suite?
D.V.H.: Le début du second tour sera prépondérant. Si on arrive à enclencher une dynamique de victoires, ça peut le faire. Ceci dit, vu la disparition du système de tranches, notre seul et premier objectif mathématique est le… maintien.
P.V.B.: J'en ai parlé aux joueurs. Ils sont déçus de ne pas être récompensés de leurs bons matches. En les remotivant, Grez peut s'en sortir. L'objectif est de laisser une équipe derrière nous, en sachant très bien que les néerlandophones vont tout faire pour que ce ne soit pas le cas.
Braine et Grez ne risquent-ils pas de devenir deux grosses victimes de la réforme?
D.V.H.: Cette réforme est une catastrophe pour les clubs francophones et sera, bien sûr, un véritable manque à gagner, tant sportif qu'extra-sportif avec un niveau et des assistances bien plus faibles…
P.V.B.: J'en ai bien l'impression. On risque de descendre dans une P2 qui ressemblera plus à une P3 et ce serait un solide pas en arrière.
