Des robots-sauveteurs lors des catastrophes
La recherche de Nicolas Van der Noot s'inscrit dans le projet européen Walk-Man qui vise d'ici octobre 2017 à créer un robot humanoïde qui puisse évoluer seul dans des milieux difficiles, notamment suite à des catastrophes naturelles ou non.
- Publié le 27-01-2016 à 05h00
Lors de la récente catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon, il a été établi que si "quelqu'un" avait pu se rendre à l'intérieur du site dévasté pour y fermer des vannes, cela aurait empêché la mise en surpression du réacteur, et donc son explosion, indique l'UCL. "Les conséquences auraient été bien moins catastrophiques. Le "quelqu'un" ne pouvant être un humain, à cause du taux de radioactivité présent dans un tel environnement, un robot aurait contribué à amoindrir les conséquences écologiques de cette catastrophe", continue l'université.
Cinq instituts universitaires participent au projet dont l'école polytechnique de Louvain. "Certains chercheurs travaillent sur la vision, d'autres sur les contacts avec l'environnement, la communication, etc. Au niveau de la locomotion, on doit être quatre ou cinq mais c'est principalement moi qui m'en charge", précise le doctorant de l'UCL.
Celui-ci sera peut-être appelé à travailler directement sur Walk-Man, le robot de taille adulte portant le même nom que le projet.
Mais un tel robot sera-t-il fonctionnel en octobre 2017? "Le but est d'aller le plus loin possible même si on sait déjà qu'on n'atteindra pas tous les objectifs. Mais le projet pourrait se poursuivre au-delà de cette date ."
