Il exhume le fort St-Héribert
Âgé de 83 ans, Émile Legros est, aujourd'hui, le propriétaire du fort Saint-Héribert. Avec sa compagne, sa fille et quelques passionnés, celui-ci s'efforce de rendre vie à cet édifice militaire qui a servi durant les deux guerres mondiales.
- Publié le 31-08-2015 à 06h50

Arrivés à l'âge d'une retraite bien méritée, certains se font plaisir en achetant, par exemple, un pavillon au soleil afin d'y couler des jours heureux, etc. Émile Legros a posé un tout autre choix. En effet, celui qui fut commerçant à Namur, durant une vingtaine d'années, s'est offert un ancien fort militaire. "Il y a une vingtaine d'années, explique-t-il, j'ai acheté une prairie pour y mettre des chevaux. Celle-ci est située juste à côté du bois dans lequel se trouve le fort St-Héribert. Quand le propriétaire du bois est décédé, j'ai été contacté par ses héritiers pour voir si celui-ci m'intéressait. Je me suis porté acquéreur en avril 2013. Ce que je voulais, au début, c'était le bois. Et puis, des spéléologues qui venaient explorer le fort m'ont demandé si on ne pouvait pas le sortir de terre. Il faut se rappeler que le fort était complètement enseveli à l'époque."
Au fil du temps, l'octogénaire s'est véritablement pris de passion pour cet édifice qui servit durant les deux guerres mondiales. "À force de parler avec les gens, confie Émile Legros, on a envie d'en savoir plus et de découvrir l'endroit où des hommes ont vécu pendant la guerre."
Dans le but de poursuivre les travaux de déblaiement, de réhabiliter le fort, mais aussi de mettre en valeur son site naturel, une fondation privée a été créée au début de cette année. Celle-ci porte le nom d'Émile Legros.
