Une fabuleuse BD de lumière
On la distingue de loin, l'église blanche de Bouvines (1880-1885). Elle est le fruit de la volonté d'un homme, Félix Dehau, maire de 1872 à 1934.
- Publié le 12-04-2014 à 07h00

Ce notable et mécène, par ailleurs fondateur de l'école de Genech, le plus ancien établissement agricole de France, a pensé l'édifice en fonction du rêve de sa vie: abriter des vitraux qui raconteront l'histoire de la bataille de Bouvines.
Dans "Bouvines, l'église et la bataille", Jean-Louis Pelon et Michel Chopin retracent cette aventure qui mêle l'histoire, l'art, le militantisme…
Les vingt-et-une ouvertures de 3,2 m de largeur sur 8 de hauteur ont été habillées de verres colorés et sertis par la maison Champigneulle (Bar-le-Duc). Au total, c'est une bande dessinée lumineuse de 500 m2 qui est donnée à voir.
L'église a été construite en 6 ans, il en a fallu 20 pour la réalisation des vitraux. Ceux-ci ont coûté 5 fois le prix de la construction, alors qu'il est établi que le maître-verrier a bradé ses prix au nom de ses convictions!
Les morceaux de bravoure regorgent. Le fond a été confié aux meilleurs historiens, les "cartons" aux artistes les plus doués, la fabrication et la pose, aux artisans les plus virtuoses.
Le résultat est à la hauteur des espérances. Les vitraux de Saint-Pierre de Bouvines sont classés monument historique depuis 1981. Leur écrin l'a été plus récemment.
