Courir vite et sans se perdre
Une course d'orientation était organisée hier à Louvain-la-Neuve. Le but? Établir le meilleur itinéraire pour relier les balises le plus rapidement possible.

- Publié le 24-11-2014 à 05h00

Dimanche, quelque 200 coureurs, carte en main, ont dévalé, parfois un peu déboussolés, les ruelles de Louvain-la-Neuve. Il y avait des enfants, des ados, des adultes, jeunes et moins jeunes. Leur quête? Relier des balises dans un ordre prédéfini en choisissant l'itinéraire le plus rapide.
La course, qui rassemblait marcheurs et coureurs, était organisée par le Lost (Louvain orienteering sport team). Ce regroupement d'une dizaine de coureurs d'orientation fondé il y a 1 an et demi sous l'impulsion d'une professeure de statistique de l'UCL, Bernadette Govaerts, a pour but de promouvoir la course d'orientation dans la cité universitaire.
François Clapuyt (assistant et doctorant au département de géographie de l'UCL), vous faites partie du Lost. Expliquez-nous ce qu'ont dû endurer les coureurs?
Ils ont dû réaliser deux circuits d'orientation, l'un dans le quartier des Bruyères, l'autre dans le quartier du Biéreau. Ils ont eu le choix entre des parcours courts (1,8 km), moyens (2,5 km) ou longs (3 km). Pour relier les différentes balises, ils avaient une carte d'orientation, c'est-à-dire une carte très précise. Il n'y a pas les noms de rue, mais elle est remplie de détails: les murets, les bancs, les arbres isolés… Entre chaque balise, des drapeaux triangulaires orange et blanc, l'itinéraire était libre. C'était donc au coureur d'établir le meilleur trajet pour aller le plus vite possible.
Quelles sont les qualités d'un bon coureur d'orientation?
L'orienteur court autant avec les jambes qu'avec la tête. Il doit courir vite mais il doit aussi bien lire sa carte sinon il risque de prendre une mauvaise direction et perdre du temps. Il doit adapter sa vitesse de course à sa vitesse de lecture de carte. Le marcheur qui n'a pas d'objectif de temps aura, lui, à cœur de faire un parcours sans faute.
Une boussole était-elle nécessaire?
Ici, elle pouvait être utile pour bien orienté la carte, mais elle n'était pas indispensable. En forêt, elle est très utile, par contre, car elle permet de faire un azimut et de tracer un cap.
Une course d'orientation urbaine est plus simple qu'une course en pleine nature?
C'est plus facile et on est dans un environnement plus rassurant. Dans la forêt, on peut vite être désorienté car tous les arbres se ressemblent. C'est donc moins facile au début. En cela, une course urbaine est une bonne porte d'entrée pour faire de l'orientation. En tout cas, l'orienteur préfère courir en forêt. C'est pourquoi dans les villes, on organise des courses au format sprint pour les rendre plus attractives et dynamiques.
Les courses en ville, c'est rare?
Il y a 10 ans, ça aurait été exceptionnel. Maintenant, il y en a de plus en plus. Louvain-la-Neuve est toutefois un lieu intéressant: c'est un labyrinthe piétonnier.
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