L'armée belge a planifié son retrait du Liban d'ici la fin de l'année
L'armée belge a préparé le retrait de son contingent d'une centaine de Casques bleus du Liban. La mesure a été prévue dans l'accord de gouvernement de l'équipe Michel 1er .
- Publié le 16-10-2014 à 12h04

En cas de décision à la mi-octobre, le retrait pourrait être bouclé le 22 décembre prochain. Il ne resterait alors à cette date au Liban qu'une arrière-garde dont le retour en Belgique aurait lieu d'ici fin janvier 2015, ajoute un document de travail datant du 13 octobre, deux jours après la prestation de serment du nouveau gouvernement.
En cas de notification aux Nations unies en date du 15 octobre, la mission du contingent belge de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL) cesserait le 15 novembre et les premiers éléments - sur une centaine de personnes basées à At Tiri, dans le sud du pays, et affectées à des tâches de déminage - pourrait rentrer au pays dans les jours suivants. Le ministère de la Défense se refusait à indiquer jeudi si la décision de retrait avait bel et bien été communiquée aux Nations unies.
Si un navire affrété par l'ONU est disponible - de huit à dix semaines sont nécessaires pour en louer un, estime l'état-major de la Défense -, le gros du matériel pourrait embarquer avant la Noël pour être rapatrié en Belgique.
Il s'agit principalement de dix véhicules blindés légers de type LMV ("Light Multirole Vehicle" ou Lynx), de six MPPV (MultiPurpose Protected Vehicles, ou Dingo II) et d'un char Léopard en version génie) ainsi que de 48 conteneurs et de deux remorques (shelters).
8 ans sur place
Le chapitre Défense de l'accord gouvernemental de l'équipe Michel 1er prévoit un retrait "cette année" encore du contingent belge de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) et une participation à la future opération non-combattante "Resolute Support" de l'Otan en Afghanistan qui pourrait atteindre 135 personnes.
Cette mission, chargée de la formation des forces de sécurité afghanes, doit prendre le 1er janvier prochain le relais de la force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) dirigée par l'Otan et qui a combattu depuis 2003 l'insurrection des talibans aux côtés des forces de sécurité afghanes.
Le nombre final de militaires belges impliqués devrait toutefois d'être inférieur aux 135 personnes envisagées - la fourchette allant de 75 à 110 personnes, selon plusieurs sources.
La Belgique participe à la Finul depuis août 2006 après son renforcement à la suite du conflit qui a opposé le mouvement chiite libanais Hezbollah à Israël. Les Casques bleus belges, basés à At Tiri, dans le sud du pays, se livrent désormais au déminage sur la "Blue Line" (la "ligne bleue), la ligne de démarcation entre Israël et le Liban fixée en 2000 par une résolution du Conseil de sécurité mais que l'Etat hébreu avait auparavant minée pour assurer sa sécurité. Le contingent, qui comptait initialement 350 personnes, avait été graduellement réduit à une centaine de militaires.
