"Gros collectif, individualités fortes"
Est-ce vraiment chez le leader invaincu tant du championnat hongrois qu'en Eurocoupe que Namur peut espérer un résultat positif d'autant plus que les joueuses de Sébastien Dufour sortent de deux défaites toutes compétitions confondues: "Une réaction s'impose.
- Publié le 19-11-2014 à 05h00

Nous sommes dans la peau d'une bête blessée qui veut se rebiffer. Nous jouons le favori du groupe, c'est peut-être un avantage si nous faisons preuve d'un esprit de conquête avec nos qualités défensives qui doivent se transformer en rendement offensif. D'autre part, si nous arrivons à être dans le match, c'est de pouvoir y rester. C'est pourquoi, lors des deux derniers matches, nous pouvons nourrir des regrets. Contre Pecs, nous perdons le match dans le deuxième quart-temps par un manque de sacrifice dû au fait que nous devons évoluer avec six joueuses. C'est effectivement un peu court et, dans ce contexte, les détails nous coûtent cher et suscitent la frustration chez les filles. Je remarque aussi, confie le coach, que nous avons disputé deux matches vraiment aboutis depuis le début de la saison, contre Monceau et à Landes parce qu'en France, les moments d'absence ont été cachés par de la constance et l'apport de tout le monde. Au contraire, dans les matches que nous perdons, je remarque un manque de fighting spirit et un manque d'implication, ce qui est davantage proscrit dans un sport collectif. Je n'ai pas dans le groupe de caractères forts. À cela s'ajoute le fait que je dois jongler avec une grande disparité du noyau."
N'empêche, les cadres peuvent se sublimer comme à Mont-de-Marsan. Et cette sublimation serait encore la bienvenue car Sopron présente une belle carte de visite. "Toutes les joueuses affichent un temps de jeu d'une vingtaine de minutes, alors que mes six cadres sont au-delà de la demi-heure. Il faut se rendre compte qu'avec un mois de novembre chargé de neuf matches de premier plan en trente jours, l'apport de tout le monde est un premier facteur de réussite. Le second est le fighting spirit qui manque pour l'instant et qui traduit l'état d'esprit. Sopron, c'est un gros collectif et des individualités fortes: Cigar, une super-meneuse créatrice. Aux ailes, deux Américaines, McBride et Hartley, qui savent shooter, pénétrer. À l'intérieur, c'est grand et expérimenté avec Stankovic et Krnjic. Puis, il y a cette pépite de Crvendakic, une Serbe née en 96 et qui est dans le cinq de base. Ce sont en fait huit joueuses qui remplissent leur rôle à merveille. Cette équipe respire la maturité, commet très peu d'erreurs et est intelligente en attaque. Elle voudra régaler son public pour son premier match européen à la maison. Cependant, nous pouvons créer l'exploit, ajoute le coach, à la condition de se surpasser, d'être bien sur ses jambes comme à Landes, de sortir le match parfait, avec le brin de chance."
