Amnesty dit non au viol
Pour le Brabant wallon, c'est Nivelles qu'Amnesty a choisi pour lancersa campagne "Quand c'est non, c'est non" consacrée au viol.
- Publié le 02-06-2014 à 06h00

D'après un sondage réalisé en janvier 2014 par Amnesty et Dedicated, 13% des femmes belges ont été victimes de viol en dehors du couple et 25% des femmes belges se sont vues imposer des relations sexuelles par leur partenaire. Face à cette réalité, Amnesty Belgique lance la campagne Quand c'est non, c'est non pour lutter contre le viol. Celle-ci s'inscrit dans le cadre de la campagne internationale Mon corps, mes droits suivie dans le monde entier.
En Brabant wallon, c'est à Nivelles qu'Amnesty a décidé de lancer la campagne le samedi 24 mai dernier. La dizaine de membres du groupe Amnesty de Nivelles avait installé un stand sur le marché. "C'est une campagne consacrée à la défense des droits les plus intimes, explique Philippe Regnier, secrétaire. En Belgique, nous sommes préoccupés par la problématique du viol. Elle touche beaucoup de femmes. Chaque jour, ce sont huit femmes qui déclarent avoir été violées. Nous pensons que ce n'est que la partie visible de l'iceberg car le sujet est encore tabou."
Pour sensibiliser le public, les bénévoles nivellois disposaient de plusieurs outils. "Nous avons une pétition qui sera remise aux autorités pour qu'elles prennent conscience de l'importance de la problématique. Nous avons aussi un peep-show qui en fait révèle des statistiques sur la thématique. Pour finir, nous disposons un vrai-faux test auditif sur base de notre slogan Quand c'est non, c'est non".
Pour marquer aussi les esprits, le groupe nivellois a décidé de convier les personnes présentes sur le marché à réaliser un nom humain au pied du Waux-Hall. Une preuve que le sujet est encore tabou: peu de badauds ont accepté de se prêter au jeu.
